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Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016
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Kaelle


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 10:50 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Je ne reviendrai pas sur la distribution Albisson/Bullion qui a été assez critiquée par ici et un peu partout sur les réseaux sociaux. C'était ma soirée bonus car j'y emmenai une amie qui découvrait le ballet. J'aurai préféré qu'elle le découvre avec une autre distribution quand même, même si elle a trouvé le 2e tableau magnifique (qui résisterait à cet acte blanc ?). Mlle Albisson fait ce qu'elle peut face à son partenaire qui s'est contenté de faire le minimum syndical (c'est l'impression que j'ai eu, désolée...), et je n'ai jamais rien à lui reprocher sur sa technique mais son interprétation ne m'a pas vraiment touchée. Hannah O'Neill a bien tenu son rôle de Reine des Wilis mais je la trouve toujours un peu froide parfois...

Au fait à cette représentation (le 3 juin) on a entendu un grand "BOUM !" juste avant que Giselle ne sorte de sa tombe. Comme j'étais sur le côté je ne voyais pas. Est-ce que c'est la croix qui est tombée ?

J'étais aussi présente à la matinée du 5 juin, et la représentation n'avait rien à voir avec celle que j'avais déjà vue !! J'ai eu des frissons dans le corps dès le 1er acte. Je connaissais mal Eleonore Guérineau mais je l'apprécie de plus en plus. Ses expressions étaient un peu figées au 1er acte mais sa Wili était superbe, j'ai adoré sa façon de piétiner en pointes, on aurait dit qu'elle flottait littéralement au-dessus du sol. Les trois artistes principaux étaient en effet très investis dans leur rôle. Arthus Raveau a bien mérité ce rôle d'Albrecht, c'est dommage qu'il n'ait eu droit qu'à une seule date. Ses réceptions étaient très silencieuses (en tout cas du haut de l'amphithéâtre on n'entendait rien !). Et on regrette encore son absence sur la reprise de "Roméo et Juliette" cette saison (ce sera pour la prochaine certainement !). Héloïse Bourdon était aérienne et a scotché le public pendant ses solos. J'aurai aussi aimé la voir dans le rôle-titre... Bref, très belle matinée !!

Sinon sait-on si Myriam Ould-Braham est rétablie ? J'aimerais vraiment pouvoir découvrir sa Giselle !!

Et merci pour ces belles photos à la sortie des artistes ! Je n'ai jamais osé en faire pour le moment ! Combien de temps faut-il attendre, en général, après la fin de la représentation ?
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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 10:50 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Ornella


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 13:53 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Il n’était pas simple de passer après Dorothée Gilbert dans Giselle ; pourtant, Eléonore Guérineau a brillamment relevé le défi, entourée par des solistes de choix, Arthus Raveau et Héloïse Bourdon.

La troisième fois, le premier acte semble un peu longuet, du moins jusqu’à la scène de la folie, remarquablement interprétée par Eléonore. Pour une prise de rôle, cela m’a semblé déjà bien abouti, poignant et intense. Arthus était plus dans la retenue au 1er acte, mais il n’avait pas besoin de forcer le trait pour incarner un prince séducteur. Et lorsque Giselle meurt, il est sincèrement meurtri.

J’attendais avec impatience le 2e acte, si beau qu’on ne peut pas s’en lasser. À son entrée, Héloïse Bourdon (Myrtha) a hypnotisé l’assistance par sa danse à la fois délicate et triomphante. Elle ne s’est pas départie de son air implacable et vengeur. C’est un sacré rôle de composition pour cette jeune femme d’une douceur inouïe. Ce qui touche chez elle, c’est la flamme qui l’anime quand elle danse un rôle de premier plan ; et cela, il faut en prendre soin…

Dès son entrée, j’ai su que la Giselle-Wili de Mlle Guérineau me plairait. J’ai été plus impressionnée par ce versant du personnage que par la Giselle du 1er acte, où on l’imaginait peut-être davantage. J’ai beaucoup aimé sa petite batterie, ses sauts (envols ?) et l’impression de flottement qu’elle est parvenue à rendre. Sa façon de se mettre devant Albrecht pour le protéger est criante de sincérité. Eléonore m’avait déjà fait forte impression dans La Fille mal gardée, mais là, elle a atteint une nouvelle dimension. J’espère qu’elle aura l’occasion de re-danser ce rôle qui lui va comme un gant.

J’ai été happée par l’abandon d’Arthus Raveau au 2e acte, par sa façon d’implorer Myrtha, et par ses fameux 32 entrechats-six. À ce moment-là, on croirait presque qu’Albrecht est possédé, qu’il ne contrôle plus ses mouvements. Ce rebond frénétique reste un régal visuel (même si je me suis empêchée de les compter pour en profiter pleinement !).

En résumé, une belle distribution qui m’a totalement conquise au 2e acte.

J’aurais voulu revoir Dorothée hier, car après coup, c’est sa Giselle qui m’a le plus marquée (sentiment quasi-unanime). Mais je ne désespère pas de voir Myriam Ould-Braham, si tant est qu’elle puisse danser. Ce ne serait jamais que ma quatrième Giselle !
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Ornella


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 13:54 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Kaelle a écrit:
Combien de temps faut-il attendre, en général, après la fin de la représentation ?
Cela dépend des danseurs, je dirais entre 30 et 45 min voire 1h Wink
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Kaelle


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 15:55 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Merci pour votre réponse Ornella !

En fait je crois, je suis même quasiment sûre d'avoir croiser Eleonore Guérineau dans le train le soir du 3, mais je suis trop timide pour aborder les danseurs... Du coup ce n'est pas demain la veille que je ferai une sortie d'artistes...
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Joelle


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 18:37 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Ah que c'était bien hier soir avec D. Gilbert et V. Muntagirov...
Et un F. Alu endiablé avec C. Giezendanner ! Sans oublier nos deux délicieuses adjointes de Myrtha !

Quelques photos floues, surex et mal cadrées ! Mr. Green























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Valérie Beck
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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 21:56 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Une Ludmila Pagliero sublime, un Karl Paquette émouvant, un Vincent Chailley habité, une Fanny Gorse royale et évanescente,  une Giezendanner magique et un Alu allumé (euh..... Laughing ) un Koen Kossels qui fait tout ce qu'il peut pour tirer le maximum du minimum (comme avec minimir) = une soirée haute en émotions!
Plus demain!  Là je vais   car la journée a été longue 

ps ! pbl avec la distribution du 13, Alu fait le pas de deux et Hilarion, y'a pas un problème, là????
ça me rappelle Paquette à une époque qui dansait à Bastille et Garnier en même temps!
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anne-claire


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MessagePosté le: Mer 8 Juin - 22:34 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Une petite photo des saluts ce soir. Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas vu Ludmila Pagliero dans un grand ballet narratif. Elle confirme ce soir qu'elle est la reine des actes blancs (Dulcinée, la Sylphide, Odette, la Belle du 2ème acte), c'est toujours sublime presque à en pleurer d'émotion. Karl Paquette campe un Albrecht "classique", assez premier degré, sincère dans ses attachements, beaucoup moins sombre que celui de Stéphane Bullion : on a du mal à le trouver coupable de la mort de Giselle. Dans le 2ème acte, il se met au service de sa partenaire pour la faire briller, sans oublier de nous gratifier de 32 entrechats six. J'avoue que je n'avais jamais remarqué plus que cela Fanny Gorse et cela a été une belle découverte : quels bras qui n'en finissent pas et beaucoup de sensibilité dans l'interprétation pour cette prise du rôle de Myrtha.


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Elisabeth


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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 06:36 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Merci anne-claire pour vos impressions et pour la photo.
Je suis heureuse que cette distribution, que je vois le 13, vous ait séduite.

Citation:
Une Ludmila Pagliero sublime, un Karl Paquette émouvant, un Vincent Chailley habité, une Fanny Gorse royale et évanescente, une Giezendanner magique et un Alu allumé (euh..... Laughing ) un Koen Kossels qui fait tout ce qu'il peut pour tirer le maximum du minimum (comme avec minimir) = une soirée haute en émotions!


J'attends votre compte-rendu avec impatience, Valérie !
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Val


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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 08:30 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Beaucoup aimé moi aussi la soirée d’hier et la manière dont Ludmila PAgliero et Karl Paquette ont conté l’histoire.
J’ai aimé la petite paysanne vive et joueuse de Ludmila, très simple comme Amandine Albisson et que l’on retrouve dans sa Wili épurée. Vraiment, son deuxième acte est également superbe, elle arrive à m’émouvoir, ce que n’avait pas fait ni Amandine, ni Dorothée  malgré la beauté de son deuxième acte. Je dirais Dorothée était sublime mais Ludmila était Giselle.
Karl  était très bien également. Je préfère le personnage noir de Stéphane Bullion par goût personnel mais il se glisse très bien dans son Albrecht, plutôt très vite sympa il est vrai, ce qui n’était pas le cas de Vadim Muntagirov et Mathieu Ganio, plutôt inconsistents du côté du jeu.
Par contre un peu déçue par Fanny Gorse. Elle n’a ni l’aplomb de Valentine Colasante, ni la danse aérienne et précise d’Hannah O’Neill…
Le reste de la distribution était identique à celle de Dorothée. C’est un peu dommage qu’on n’ait pas offert à plus de danseurs la possibilité de danser Hilarion, les deux Wilis, le pas de deux des paysans.
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Joelle


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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 12:11 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Vivement le 10, le 11, le 13 et le 14 (s'il n'y a pas la grève...)
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 17:22 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Je repasse en coup de vent,  je suis plutôt d'accord avec ce que vous avez écrit toutes les deux, Val et  Anne-Claire,   et je dois dire que j'ai été complètement bouleversée par Pagliero au second acte! Une émotion poignante qui m'a fait ressentir des sentiments que je n'avais encore jamais éprouvés en voyant ce ballet!
Et pourtant, je l'ai vu des dizaines de fois! Pagliero est décidément une artiste singulière! Quant à Karl, quelle humilité quand il danse! Quel amour de la danse chez lui!  Je leur dis ici à eux deux en particuliers, mille merci! et je m'incline très bas...
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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 17:29 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Petit retour sur la Giselle d'hier soir.
C'était ma quatrième représentation sur cette série, et c'est la première où j' en suis ressorti en en préférant le premier acte.

La raison principal de ma venue ce soir là était Ludmila Pagliero, et elle fut ma plus grande source de satisfaction! J'avais envie de la revoir sur un grand rôle depuis son retour, et j'avais d'excellents souvenir de sa Sylphide que je me suis dit que Giselle lui devait bien lui aller.

Dès son entrée elle est un tourbillon d'énergie. C'est une Giselle juvénile et très passionnée. Au premier acte on sent qu'elle aime danser par dessus tout. Au deuxième elle est prête à tout pour sauver Albrecht. Elle n'a en rien perdu de sa superbe technique et nous fait une très belle variation.
J'avais un peu plus de doute sur Karl Paquette, d'autant plus que je ne le trouvais pas très en forme sur ses dernières prestations (Tybalt et Duo Concertant). Il a fait ce à quoi je m'attendais. Un personnage très crédible et attachant, excellent partenaire mettant bien Ludmila Pagliero en valeur, mais j'ai trouvé ses parties dansées un peu laborieuse. Au final c'est sa série d'entrechats 6 qu'il a le mieux réussi (même si je ne suis pas fan de ce qu'il a fait avec ses bras).
Après même si j'aime beaucoup ces deux danseurs je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée de les mettre ensemble. Ils sont très complices, mais j'ai plus eu l'impression de voir deux cousins qui s'entendent super bien que deux jeunes gens qui flirtent. Si ça marche très bien pendant l'Acte I, la scène de la folie et l'acte II perdent en intensité je trouve. Reste tout de même que j'ai été très touché par les 5 dernières minutes du ballet. Ludmila Pagliero paraissait toute émue au moment des saluts.

Concernant la Myrtha de Fanny Gorse j'avoue qu'elle ne m'a pas vraiment marqué... En voyant les commentaires élogieux la concernant sur Twitter, j'avoue avoir l'impression d'être passé à côté de quelque chose.
Dans le pas de deux des Paysans je retrouvais François Alu pour la troisième fois, mais cette fois ci aux côtés de Charline Giezendanner. Je pense toujours que la première variation ne convient pas trop à François Alu, mais il est toujours aussi impressionnant dans la deuxième. En tout cas c'est un plaisir de voir Charline Giezendanner dans ce registre qui lui va si bien (mieux que Gamzatti).
Troisième fois aussi que je vois Vincent Chaillet en Hilarion, que je trouve toujours un peu trop princier, il m'a paru un peu plus en retrait que les autres soirs, notamment lors de la scène de sa mort.

Je n'ai pas fait de compte rendu détaillé sur mes trois autres représentations, n'ayant plus de connexion internet chez moi. Voici quelques petites impressions en vrac.

J'ai eu l'occasion de voir deux fois Dorothée Gilbert (la première fois avec Vadim Muntagirov, la deuxième fois avec Mathieu Ganio), et c'est de très loin la Giselle que j'ai préféré. Son acte blanc est à pleurer de beauté! Entre sa Juliette et sa Giselle c'est vraiment l'étoile de la saison! J'adore Vadim Muntagirov et j'étais ravi de le voir ici, dans ce rôle qui lui va si bien, mais j'avoue lui avoir préféré Mathieu Ganio. Certes il saute moins haut et fait moins d'entrechats, mais il EST Albrecht! La représentation du 4 juillet restera longtemps gravé dans ma mémoire. Avec eux, Valentine Colasante dansait Myrtha. Elle campe un personnage très autoritaire, parfois touchante, et j'ai beaucoup aimé son travail de haut du corps. A noter également les très belles prestations de Lydie Vareilhes dans le pas de deux des paysans et d'Héloïse Bourdon sublime en Zulme!

J'ai également eu le bonheur d'assister à la matinée "des jeunes", avec trois de mes danseurs "chouchous". Triple prise de rôle brillamment réussie pour Éléonore Guérineau (ce n'est que son deuxième grand rôle mais on a l'impression qu'elle a toujours été soliste), (Pierre) Arthu(r)s Raveau (quel plaisir de le voir enfin dans un grand rôle, le voir seul avec ses lys à la fin m'a brisé le coeur) et Héloïse Bourdon (glaçante et impériale).

Une petite dernière samedi avec (croisons les doigts) Myriam Ould Braham, et la série sera finie pour moi.

N'empêche, quel beau ballet!
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Ven 10 Juin - 22:18 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Je ressors archi hyper déçue de ma soirée de ce soir!

Ould Braham peine à être Giselle au premier acte et plus encore dans le second ;  au premier, elle n'est pas assez sûre d'elle et s'applique trop, dans le second, elle n'arrive pas à trouver ni le ton, ni la ligne qui font les grandes Giselle. Le couple qu'elle forme avec  Heymann qui  fait plus  penser à  Roméo qu' à Albrecht tant son personnage, bien loin de celui d'un prince, évoque davantage  un jeune garçon tout feu tout flamme, passionnément amoureux, est charmant mais m'a laissée  complètement  à l'extérieure de leur histoire;  je me suis même ennuyée ferme au second acte, au point de regarder ce que faisait l'orchestre et le chef, et même pire, j'ai décroché et pensé à tout à fait autre chose qu'au spectacle. Bourdon n'incarne pas un fantôme mais  une surveillante générale de pensionnat de jeunes filles qu'elle se plait à terroriser! Je l'ai trouvée ce soir particulièrement brutale dans ses mouvements réalisés en  force qu'aurait renié tout esprit digne de ce nom! ( à moins d'aller  chercher  les esprits-frappeurs de chez Spielberg et son Poltergeist, et encore!)

J'ai préféré la danse lumineuse de Giezendanner ( mercredi) délicate mais  précise et pleine de vie, à celle très maniérée  et diluée de Lydie Vareilhes qui minaude vraiment beaucoup.... mais Alu est toujours aussi enthousiasmant; au final, c'est  lui et Vincent Chailley- poignant en  Hilarion, qui m'auront sauvée de l'ennui!
Vous l'aurez compris,  j'aurais mieux fait de reprendre une place pour lundi ! Rolling Eyes

Mon seul plaisir : que mes deux voisines aient été sidéré d'avoir payé 72 euros chacune pour ne voir qu'une moitié de scène et qu'elles aient déclaré en partant envoyer une lettre d'insultes à l'opéra pour avoir payé cher pour ne pas voir plus que les 2/3 de scène.  
Ah, mercredi, c'était vraiment une superbe soirée!
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Dim 12 Juin - 09:21 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant


Soirée du 8 juin
J’allais voir cette distribution un peu perplexe, en me demandant ce que Pagliero que j’avais appris à aimer depuis sa Kitri allait bien pouvoir faire de Giselle ; pour Karl Paquette, j’étais ravie de le revoir enfin dans un rôle classique ; son Lucien de Paquita de l’année dernière m’avait laissé un formidable souvenir
       
Pagliero, au premier acte campe une paysanne vive, drôle, pleine de joie de vivre, qui fait preuve de beaucoup d’esprit face à Loys ; elle n’est pas une amoureuse tremblante, elle ne s’en laisse pas compter ; elle est bien loin de la plupart des Giselle qui exprime une certaine naïveté, ou simplicité, ou candeur ; rien de tout cela chez Pagliero qui est la jeune fille en lisière de la forêt qu’on voudrait tous avoir pour amie – on ne s’étonne donc pas du nombre de celles-ci sur scène !  La passion coule dans ses veines, et c’est précisément cette passion qui, une fois morte, se transformera en un sentiment fort, puissant : le pardon.  Pagliero danse comme elle est : sans chichi, sans mièvrerie, sans mouvement de bras très souples ou doux mais avec ardeur ; elle est pleine de vie  et sa passion pour la danse réussit à me convaincre puis à m’emporter avec elle dans l’histoire qu’elle nous raconte malgré mes réticences dès son entrée. Très vite,  on entre dans son espace scènique : la barrière s’abolit, on ressent ce qu’elle vit, on devient ce qu’elle est : sa scène de la folie restera gravée dans mes mémoires ; comment fait-elle pour qu’au moment où tout le plateau s’immobilise on réussit à comprendre la faille qui la déchire soudainement, sans crier gare et la fait basculer de l’autre côté ? 
      
 Comment fait-elle pour passer par tous ses états – elle rit même à un moment avant de heurter Bathilde, puis se retourne avec un regard effroyable, puis se perd dans ses souvenirs ?  
      
 La simple position où elle est penchée vers l’avant, les genoux légèrement pliés et le dos rond attire aussitôt notre compassion pour elle.   
      
 A ses côtés, Karl Paquette est un prince amoureux, qui garde une certaine réserve ; il s’anime quand il lui promet de l’aimer pour toujours mais se montre surtout attentionnée envers elle ; il semble réaliser la puissance de son amour lorsque Giselle s’effondre tout à fait devant ses yeux.
      
 Leur couple est harmonieux comme l’est celui que F Alu forme avec Giezendanner : quelle bonheur de les voir ensemble ; Giezendanner comme toujours a une danse scintillante, ciselée, raffinée, mais si juste, si vraie, si profonde ; Alu manque d’espace sur la scène tant il l’emplit tout entier ; sa danse est virtuose, puissante, souple.  Ce couple crée un superbe contraste avec celui formé par Giselle et Loys : ils sont dans la démonstration joyeuse de leur amour lorsque l’autre se cherche encore. 
On a déjà beaucoup écrit sur le Hilarion de Chailley qui fait co-exister en lui une certaine rudesse et un amour dévorant pour Giselle qu’il exprime avec sincérité mais maladresse. 
      
       
Au second acte, Pagliero touche au sublime : pour la première fois de ma vie,  j’ai ressenti des sentiments qu’aucune autre Giselle vue dans les années passées  n’a jamais fait naître en moi ; j’étais habituée à ressentir de la compassion, de la tristesse, de l’émerveillement, de la douleur, tour à tour, ou de la nostalgie, mais là, j’ai eu l’impression d’entrer de plein pieds dans ce qui anime une grande partie du répertoire romantique – opéras et romans inclus – la puissance du pardon grâce à un amour qui est à la fois humain et d’une autre essence, divine peut être.  C’est par la puissance de son pardon que Pagliero-Giselle sort de sa tombe ; c’est ce sentiment qu’elle essaie de faire ressentir à Myrtha, pour la guérir elle aussi.
 
Sa première variation est rapide, comme un esprit qu'on arrache à la nuit et qui s'éveille brutalement, sans savoir où il est et qui affolé cherche à comprendre ce qui lui arrive; ses tours en arabesque là encore était la quintessence du romantisme  : tourbillonnants, irréels, hallucinés!
   
 Elle a une façon de ployer le buste, d’insuffler un souffle impalpable à ses bras, de donner à son visage à la fois une impassibilité comme l’ont les gisants et une tendresse profonde mais qui n’appartient plus au monde des vivants 
      
 Chaque geste dit son pardon, son amour, et semble vouloir guérir tous ceux qui l’approche ; lorsqu’elle s'adresse à Myrtha, elle ne l’implore pas ; elle semble lui dire que la vengeance ne la mènera nulle part, qu’il est d’autre chemin, et elle ressent même pour la reine des Willis de la compassion ainsi que pour toutes ses compagnes 
      
 Un détail qui ne trompe pas : même lorsqu’elle fait tomber son bouquet de marguerites à terre, toutes tombent avec grâce une à une, comme une offrande, meme ce détail a été travaillé pour arriver à donner une impression d'immatérialité aux fleurs!
      
 Par ailleurs, sa petite batterie à la fin de sa dernière variation est une merveille de précision, de rapidité, et d’évanescence tout à la fois.
      
 A ses côtés, Paquette semble ne pas avoir réalisé qu’elle est passée de l’autre côté ; il semble être perdu dans un rêve.  Sa série d’entrechats 6 était sans doute le moment le plus poignant où il donne éperdument, peut être pour finalement rejoindre lui aussi de l’autre côté du voile celle qu’il aime.          
La Myrtha de Melle Gorse est une splendeur ; c’est une reine, elle n’a pas besoin de le prouver en terrorisant ses sujets ; sa danse est brillante, aérienne, enlevée, diaphane ; on dirait une phalène qui danse dans la lumière la nuit ou une feu follet ; il n’y a aucune sècheresse mais une autorité naturelle qui pointe sous l’éclat et la précision de ses pas, de ses grands jetés, de ses arabesques penchées sur pointe ; elle est à l’image de son diadème : elle brille.            
 Dans les deux actes, le corps de ballet était vivant et en harmonie.   

Tout autre ambiance avec la soirée du 10 à laquelle je n’ai pas du tout adhéré 
      
   Qu’on ne s’y méprenne pas ; je suis une grand fan de Myriam et j’ai adoré sa Bayadère ! Et le Roméo de Heymann m’a bouleversé ce printemps. Ces deux danseurs sont certes superbes, mais je n’ai pas pu entrer dans l’histoire qu’ils me racontaient ; pire je n’ai ressenti aucune émotion. 
      
 Ce n’est pas la danse de Ould Braham qui m’a déplu, mais son personnage ; elle cherche trop à créer un personnage, une Giselle  enfantine, effrayée,  timide ; elle plisse trop son front, elle demande à son visage de dire ce que sa danse ne parvient pas à exprimer :  elle a comme à ses débuts,   beaucoup de mal à lâcher son buste, elle semble vouloir  garder le contrôle de ses gestes, et c’est au détriment de son personnage ; au deuxième acte, je n’ai pas vu de réelle transformation du personnage. 
      
 Elle a qui pourtant des bras splendides, des pieds d’une précision hallucinante et une danse d’un moelleux infini n’a pas utilisé toutes ses superbes qualités pour incarner une Giselle d’un autre monde ; jamais même dans les ramassés son dos ne prend cette légère courbe qu’ont les ombres mais reste droit avec les muscles du cou qui reste dans le prolongement très tendus ;  sa Giselle du deuxième acte reste trop " humaine" avec des sentiments " terrestres", jamais elle ne semble être un esprit de  l'autre monde.
      
 De même les bras manquent d’arrondi et d’air ; ses développés   sont trop hauts et trop à la seconde ; il n’y a pas cette courbe romantique si particulière.         Heymann est absolument irrésistible avec sa danse vive, moelleuse et son sourire plein de candeur  mais il n’est pas Albrecht ; il est un jeune homme fougueux, amoureux mais pas un prince ; s’il le voulait, Hilarion n’en ferait qu’une bouchée, et là où Paquette repoussait le garde chasse avec autorité, Heymann le fait mais on se dit qu’Hilarion ne doit pas être bien intimidé et qu’il suffirait de peu pour que l’autre prenne la fuite.          
Pour le reste, je ne reviens pas sur mon ennui au second acte ni sur mon manque totale d’adhésion au choix d’interprétation de la Myrtha de  Bourdon, bien trop sèche et pas assez spirituelle à mon goût 
         
Je regrette de n’avoir pas vu à la place celle de Gilbert, dont des extraits trainent sur youtube. 
         
  
         
J’espère qu’entre la représentation de vendredi et celle de samedi Ould Braham aura pris ses marques, car, une fois encore, sa Nikya reste l’un de mes plus beaux souvenirs de danse et j’ai été déçue d’être déçue !  
         
   
         

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Dim 12 Juin - 18:52 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016 Répondre en citant

Mon commentaire sur mon blog, Ould Braham Heymann, adouci parce que ce sont deux artistes que j'aime.
Et celui de la soirée Paquette/ Pagliero  à lire ici, mais c'est grosso modo le même que sur ce forum
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:49 (2016)    Sujet du message: Giselle -ONP- du 27 mai au 14 juin 2016

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