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Le Bolchoï au cinéma
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 25 Jan - 08:56 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Je ne pensais pas pouvoir aller voir "La Mégère apprivoisée" mais, finalement, j'y suis allée ... et je ne regrette pas.
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MessagePosté le: Lun 25 Jan - 08:56 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Lun 25 Jan - 10:44 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Ah, alors nous attendons votre compte rendu avec plaisir! 
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 25 Jan - 11:05 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

un peu paresseuse ce matin ... ça va venir !
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Elisabeth


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MessagePosté le: Mar 26 Jan - 09:42 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

La Mégère apprivoisée, retransmission en direct du Bolchoï, dimanche 24 janvier 2016


Dialogue d’un dimanche matin : « As-tu prévu quelque chose aujourd’hui ? – Ah non, il y a bien une retransmission en direct du Bolchoï, mais 28 euros, c’est un peu cher, et puis La Mégère apprivoisée, cela ne me dit rien.
Le même jour, en début d’après-midi : « Bon, finalement, je crois que je vais y aller. Je ne me sens pas très bien. Cela va me faire du bien. »
Quelques minutes avant de partir (15 minutes de marches jusqu’au Bolchoï !), je me sens toute guillerette, toute fatigue disparue, toute heureuse de découvrir un nouveau ballet et un nouveau chorégraphe ! Un peu inquiète aussi car, sur le site du Bolchoï, il est indiqué : « Adults only ». Finalement, pas de quoi « fouetter un chat ».

En effet, bien qu’ayant beaucoup entendu parler de Jean-Christophe Maillot, je n’avais jamais eu l’occasion d’aller voir l’une de ses chorégraphies, dites « néo-classiques ».

Je suis, naturellement très en avance. On nous fait entrer dans la salle avant même que la retransmission ne commence. Et j’assiste donc aux tests techniques de pré-retransmission. Tests visuels et sonores : Eclairs et bip bips. Attention les yeux, attention les oreilles ! Quelques images de fleurs, de petits oiseaux, la mer … Recommandation pour le niveau sonore : niveau 7 comme pour un film dixit le Gentil Technicien de Bel Air. Et « Bon spectacle » nous dit-il.

A 15h41, nous n’en sommes pas encore là. Nous voyons les premières images du Bolchoï. Pas encore de grande effervescence. Pas de belles toilettes.
Très intéressante présentation des rôles principaux par les danseurs eux-mêmes. Cela donne envie d’en savoir plus. Je regarde et j’écoute attentivement.

15h51 : la caméra filme la salle, encore à moitié vide. Les musiciens révisent la partition. La salle de cinéma, elle, se remplit. Dans les coulisses, Jean-Christophe Maillot donne ses derniers conseils.
Un message est affiché, spécialement pour les audiences américaines affectées par la tempête. Ils pourront regarder le ballet en différé.

On voit pour la 2ème ou 3ème fois la publicité pour les prochaines retransmissions : Spartacus et Don Quichotte.

Enfin, Katerina Novikova, tout de rouge vêtue, fait son entrée.
Où l’on apprend que la version de John Cranko est entrée au répertoire du Bolchoï en 1996, mais que la version de Jean-Christophe Maillot en diffère complètement. C’est Sergueï Filin qui a proposé à JCM de chorégraphier ce ballet. Cela a pu se faire quand Bernice Coppieters, la muse et épouse de JCM, a pris sa retraite. Elle est l’assistante du chorégraphe sur ce projet.

L’histoire en deux mots : Katharina (Ekaterina Krysanova) et Bianca (Olga Smirnova) sont deux sœurs à marier. Bianca, la cadette, a de nombreux soupirants. Katharina, elle, avec son mauvais caractère, fait fuir les hommes. C’est elle la Mégère apprivoisée. Mais, gros problème : Bianca ne peut se marier avant son aînée. Katharina finira par épouser Petruchio (Vladislav Lantratov), Bianca, le doux Lucentio (Semyon Chudin). Et les autres soupirants (Hortensio (Igor Tsvirko) et Gremio (Vyacheslav Lopatin) n’auront plus qu’à aller se rhabiller ! (que les spécialistes de Shakespeare me pardonnent !)

Le rideau s’ouvre sur un décor minimaliste d’Ernest Pignon-Ernest : des panneaux, des escaliers. Ce décor est d’ailleurs tout à fait astucieux. Les costumes, d’augustin Maillot (un des enfants du chorégraphe) sont dans la même veine : simplicité. A part, la veste en simili-plumes (qui d’ailleurs s’envolent partout) du personnage haut en couleurs de Petruchio.

Ce sont les lumières de Dominique Drillot qui donnent vie au décor. Et cela ne m’a jamais semblé si évident. Tout cela donne une impression de sérénité, de calme.

Contraste avec la musique et la chorégraphie.

Non, Dimitri Chostakovitch n’a pas écrit de partition de « La Mégère Apprivoisée ». JCM, avec l’aide du chef d’orchestre Igor Dronov, a donc créé une partition nouvelle en puisant dans les œuvres que Chostakovitch écrivit pour le cinéma.
La musique colle parfaitement à la danse : avec des relents comiques, humoristiques, mais un humour noir, la tristesse et le désespoir ne sont pas loin.

Et que dire de la danse ? JCM n’est pas un adepte de la « non-danse » et cela se voit. Cela bouge beaucoup sur scène et toujours à bon escient. Le vocabulaire classique est très présent. C’est une danse à fleur de peau. Chaque émotion, chaque sentiment est retranscrit par la danse. On aimerait ne pas voir le fond de nos pensées mais JCM sait fouiller au fin fond de notre inconscient. Il y a des moments très émouvants, des moments où l’on sourit, d’autres où l’on se sent gêné.

Et les danseurs sont absolument épatants.

Vyacheslav Lopatin, est excellent dans le rôle de l’antipathique Grémio. Il faut le voir faire des mines, l’œil salace. Ce danseur a plus d’un tour dans son sac et ses dons d’acteur ne sont pas moins grands que ses dons de danseur.

La Mégère a du caractère, Ekaterina Krysanova aussi ! Il faut tout de même se pincer quand on voit un Vladislav Lantratov allant au bout de sa danse, quasi défiguré par son rôle, se transformer en Petruchio. Avec Ekaterina Krysanova, ils forment un couple déjanté, exentrique, fou-fou.

L’histoire est quand même assez perturbante. Et la féministe qui est tapie en moi se rebelle !! Cette femme forte qui épouse un homme et qui devient toute douce … ou presque ! Bien sûr, l’amour fait des miracles, mais les manières de Petruchio ne me plaisent guère. Cela sent le macho à plein nez !

Avec « la Mégère », on passe par toutes les émotions : indifférence, colère, naissance de l’amour, passion …

La danse est toujours au service de la narration. Pas besoin d’accessoires. C’est grâce à la danse que l’on comprend tout.

Avec le couple Bianca (Olga Smirnova)/Lucentio (Semyon Chudin), on baigne dans la sérénité, la douceur, l’harmonie, l’ordre, la beauté.
Semyon Chudin, que j’avais trouvé un peu pâlichon dans Marco Spada (il dansait le rôle certes pas très valorisant du Comte Federici), est ici particulièrement émouvant. Ce rôle de jeune homme doux lui convient très bien et met en valeur sa danse raffinée et légère.

A l’entracte, Katerina Novikova s’entretient avec Sergueï Filin et Jean-Christophe Maillot. A noter que JCM se débrouille très bien anglais ! L’entente semble être parfaite entre ces deux-là. Ils attestent du plaisir qu’ils ont eu de travailler ensemble. K. Novikova salue la veuve de Chostakovitch, qui regarde la retransmission et John Neumeier, dans la salle. Elle nous apprend qu’Igor Tsvirko reprend aujourd’hui, après une longue absence pour blessure, et que, c’est la première fois qu’Olga Smirnova danse, avec son titre d’Etoile.

J’ai beaucoup apprécié cette retransmission de la Mégère apprivoisée.
La « Mégère » ne m’a pas fait rêver. Elle m’a perturbée.


Dernière édition par Elisabeth le Lun 14 Mar - 11:48 (2016); édité 1 fois
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 10:41 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Merci Elisabeth pour votre long et passionnant compte rendu! C'est intéressant ce que vous dites de ces oeuvres qui nous " perturbent" je comprends très bien!
Je me rappelle avoir vu cette pièce de théâtre à la télé, je me demande même si ce n'était pas avec E Taylor, j'étais toute jeune adolescente, et la pièce m'avait rudement " secouée " aussi!
j'avais adoré Katharina en rebelle, mais bizaremment la suite ne m'a plus laissé de souvenirs!

Novikova : voilà une danseuse que j'aimerais voir invitée à Paris!
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Elisabeth


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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 17:33 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Citation:
Novikova : voilà une danseuse que j'aimerais voir invitée à Paris!


Valérie, vous voulez, sans doute, parler de Krizanova ou de Smirnova ?
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 17:57 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Bon, je n'ai pourtant pas bu mais mon clavier fourche sans cesse aujourd'hui, et Elisabeth vous me rattrapez au vol avec élégance, comme toujours    Laughing Laughing Laughing

Oui , Krysanova, bien sûr, quand je vois la légèreté de ses pointes dans cette variation  et de son buste  :
https://www.youtube.com/watch?v=V3mzFaK_Sl8
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:12 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

J'étais également à cette retransmission, je ne vais quasiment jamais voir celle du Bolshoï (préférant le Royal Ballet, question de style), mais cette fois le ballet me tentait bien et j'étais curieux de découvrir les danseurs dans ce répertoire, en particulier avec cette distribution de rêve.

J'aimais déjà beaucoup Ekaterina Krysanova et Vladislav Lantratov, je les ai trouvé fantastique dans cette oeuvre. En plus d'êtres de superbes danseurs, se sont deux acteurs particulièrement convaincu.
Le charmant couple Smirnova/Chudin est un parfait contre point et leurs pas de deux furent de toute beauté.
J'ai beaucoup aimé la danseuse qui faisait le rôle de la mère mais j'ai oublié son nom.
Et le final réjouissant sur "Tea for Two" m'a mis d'excellente humeur pour la soirée!
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Elisabeth


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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 18:28 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Citation:
J'ai beaucoup aimé la danseuse qui faisait le rôle de la mère mais j'ai oublié son nom.


J'ai vu le père (Baptista : Artemy Belyakov) mais je n'ai pas vu la mère Exclamation

vous voulez parler de la gouvernante (the housekeeper) : Anna Tikhomirova (en talons aiguilles au début du ballet) ?
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 7 Mar - 11:33 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Dimanche prochain, le 13 mars, à 16h, diffusion, en différé, de SPARTACUS.
Je l'avais manqué. J'ai bien envie d'y aller. Et vous ?

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Lun 7 Mar - 21:19 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

c'est tentant mais aurai  je le temps???  Laughing
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MessagePosté le: Lun 14 Mar - 09:16 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

J'y étais ! Et vous ?
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 14 Mar - 11:24 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

retransmission (en différé) de Spartacus - le 13 mars 2016

Le ballet Spartacus n’est pas connu du grand public. En plus, il faisait grand soleil ce dimanche 13 mars à Orléans.
Pas la peine d’arriver trop tôt … C’était sans compter la ténacité et l’engouement pour le Bolchoï de dizaines d’orléanais, majoritairement du 3ème âge.
Du monde, il y en avait. Tant mieux ! Je retrouve ma place, car, comme toujours, j’ai « ma » place, ni trop près, ni trop loin, en bout de rang à gauche !!

La représentation que nous voyons aujourd’hui a été enregistrée le 20 octobre 2013. Je l’avais manquée à l’époque. Mais, c’est mon deuxième Spartacus. Je l’avais vu lors de la venue du Bolchoï à l’Opéra de Paris en janvier 2008. J’avais alors été assez séduite par ce ballet héroïque, particulièrement par le Spartacus de Denis Matvienko.

Ce grand ballet me touche plus par l’intensité de ses solos (appelés ici « monologues ») et de ses pas de deux que par les scènes de groupe. Même si le corps de ballet est mis grandement à contribution.

Le rôle-titre de Spartacus est merveilleusement dansé et joué par Mikhail Lobukhin. Joué ? Non, vécu. D’ailleurs, Ekaterina Novikova nous a dit, à l’entracte, qu’il avait confié que c’était le seul rôle où il entrait complètement. Cheveux aux vents, le regard vivant, la musculature du torse mise en valeur, le Spartacus de Mikhail Lobukhin est un héros tragique, une sorte d’athlète de Dieu. Une espèce de surhomme. Dans les pas de deux avec sa bien-aimée, c’est un amoureux sincère, inquiet pour elle, protecteur, aimant et tendre. Spartacus : un mélange de force herculéenne et de grande tendresse.

Sa Phrygie, Anna Nikulina, est une femme à la fois fragile et forte, aimant profondément Spartacus.

Contraste saisissant avec le monde perverti des romains.

Vladislav Lantratov est une révélation ! Exit les princes charmants et autres héros positifs du répertoire. Le voilà en dictateur immonde. Nous sommes bien loin du danseur romantique. Avec son profil de romain, Vladislav Lantratov est haïssable à souhait. Yeux exorbités, on imagine son regard injecté de sang, rictus malsains, gestes de simili-tendresse envers Egine, sa concubine, qui deviennent déplacés.

La star, Svetlana Zakharova, fait une démontration flamboyante de technique. Elle excelle dans ce rôle.

La technique, bien sûr, est complètement maîtrisée. Tout est hors du commun. Les danseurs ne touchent plus terre. Quelques portés quasi acrobatiques pour Spartacus et Phrygie. Mais ce ne sont pas les prouesses techniques dans ces portés qui m’éblouissent le plus, c’est que les interprètes réussissent à y glisser des sentiments fort, très forts. L’émotion va au-delà de l’exploit technique.

Ces retransmissions sont aussi fort intéressantes par les plus qu’elles apportent : interventions dans un français très approximatif mais compréhensible d’ Ekaterina Novikova et interviews de personnalités liées au ballet pendant les entractes.
Nous apprenons donc que le ballet Spartacus fut chorégraphié pour la première fois par Moïsseïev, en 1954. Suivent de nombreuses versions, dont une de Leonid Yacobson (le fondateur du Yacobson Ballet). La version de ce soir, celle de Grigorovitch, date de 1968.

Au premier entracte, nous avons la chance de pouvoir écouter les propos du premier Spartacus : Vladimir Vassiliev. C’est un jeune homme de 75 printemps que nous voyons devant nous. Je suis très impressionnée par sa fougue, son charisme toujours présent, son amour palpable de la danse. A l’origine, Mariis Liepa et lui-même devaient danser alternativement Spartacus et Crassus. Mais, après la première, ce ne fut plus possible tant ils avaient, chacun, pris possession de leur rôle respectif. Vassiliev remercie Grigorovitch d’avoir créé ce rôle pour lui. Il fait un aparté sur Noureev. Il le revoit au bord de la scène du Bolchoï, sur laquelle il n’a jamais dansé. Je n’ai pas très bien suivi car je ne comprends malheureusement pas le russe (je m’en mords les doigts, car j’ai conscience que j’ai manqué beaucoup) et la traduction anglaise était approximative.

Au deuxième entracte, c’est la créatrice du rôle d’Egine, qui est interviewée. A la demande d’Ekaterina Novikova qui s’inquiète de l’attitude de la censure, très forte à l’époque, Svetlana A. (je n’ai pas retenu son nom) répond, que certes, la censure étant passée par là, bien des choses furent édulcorées pour la première et remises pour les autres représentations. Elle se souvient du triomphe que le ballet obtint à Paris, en 1972. C’était du délire !

C’est une curieuse habitude qu’ont les russes de venir saluer après chaque entracte. Comme si on était obligé de replonger dans la réalité. Ce n’est pas nécessaire.
A Paris, il n’y a pas une seule fleur, ou si peu. A Moscou, des montagnes de bouquets sont apportés sur scène. Il faudrait un juste milieu…

Prochain RV avec le Bolchoï : dimanche 10 avril, 17 h (en direct) pour Don Quichotte
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 13:19 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Merci Elisabeth, pour votre vivant compte rendu! 
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 25 Avr - 08:05 (2016)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma Répondre en citant

Je n'ai malheureusement pas pu aller à la diffusion en direct de Don Quichotte.

Voici un extrait sur youtube, qui me le fait bien regretter. Quelle vitalité !
Les danseurs sont incroyables.


https://www.youtube.com/watch?v=PWksATWWLp8#t=657.181
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:18 (2017)    Sujet du message: Le Bolchoï au cinéma

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