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Lac des cygnes des saisons passées

 
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 11:35 (2016)    Sujet du message: Lac des cygnes des saisons passées Répondre en citant

Compte rendu de 2006
Le Riche
Letestu
Paquette

La première chose qui étonne est la froideur des costumes et des décors du premier acte. Ces tons délavés, ces grands pans de murs façon béton....
et puis le premier acte a commencé... très bien dansé mais quel ennui... on sent dans le corps de ballet un poids, une douleur, un ennui !
Heureusement, une petite surprise m'attendait. J'étais assise au premier rang mais complètement sur le côté, juste devant les timbales et les cuivres graves (tuba trombone... d'ailleurs Mr le Tuba, vous avez bien rigolé....)
et là, juste devant il y avait Mathilde Froustey qui se trouvait de ce côté.
Je l'adore et quel régal de la regarder danser... c'est ci facile pour elle!
j'ai pu observer ses expressions, sa technique, sa légèreté, son bonheur de danser, et sa beauté....

Le Prince n'a pas grand chose à faire, mais dès que Nicolas s'est mis à danser, ça y était, je retrouvais ce qui fait que j'aime la danse classique; tout est devenu vivant, humain...
Karl Paquette affirme une très belle présence sur scène, et leur pas de deux a été le sommet de ce premier acte.
Il s'opérait une vraie magie entre les deux danseurs qui se confirma au second acte
Nicolas, prince qui a le "mal de vivre" et qui obéit aux injonctions de cet imposant précepteur... qui semble si peu en harmonie, en accord avec le monde qui l'entoure et qui l'ennuie... a danse la variation qu'on pourrait appelé " la mélancolie" avec la sensibilité qui le caractérise, une grande sobriété, l'émotion étant "sur le fil"

Le second acte

Je m'attendais à tout mais pas à cela! Je trouve toujours Letestu froide, mauvaise actrice... technique sublime mais manque d'âme...

Et là.... j'ai vu le plus beau cygne blanc de ma vie! même ma Guillem adorée fut oubliée

Odette arrive : frémissement des pieds, mouvements de la tête quand elle lisse ses plumes très expressifs, précision, grâce, fluidité, féminité, douceur, tendresse, détresse, bras on ne peut plus souples...
je n'avais jamais vu cette danseuse faire oublier sa technique à ce point. On ne voit plus qu'une princesse cygne, d'une grâce à couper le souffle, d'une tristesse à pleurer soi même, d'une beauté et d'une irréalité renversante, d'une expressivité immense et d’une expressive douceur...
mon Dieu, quel osmose entre le couple! On n'entendait plus un bruit dans la salle, il se passait vraiment quelque chose d'extraordinairement magique et beau à cet instant... Le prince fond d'amour, et on le sent à ce moment aussi vulnérable que le cygne. Les serments furent douloureux à voir, car on n'avait l'impression que ces deux êtres étaient aussi perdus l'un que l'autre, et que leur amour n'allait pas suffire à les protéger...
comment ont-ils fait pour se rendre aussi vulnérables? c'est le mystère de l'art...
bref, dès le pas de deux finis, il y a eu un soulèvement collectif dans la salle d'applaudissements et de bravos hurlés, comme une grande vague collective... ça transporte
On a déjà beaucoup parlé des quatre petits cygnes... mais c'est vrai : une perfection!!!! mon Dieu... ces mouvements de tête qui peuvent avoir l'air si bêtes étaient " très danses russes". Un jeu de miroir entre ces danseuses, parfaitement immatérielles!!!
Et les cygnes ! Voir toutes ces danseuses animées d'un seul et même souffle, nous offrir un spectacle de cette précision et de cette magie!!!!

Quant au pas de trois avec Paquette!!! Les trois artistes étaient en état de grâce!!! Je trouve toujours le rôle de Rothbart grotesque, mais là, il prenait toute sa mesure!!! ce magicien devient réel, et pas une attraction ratée d'un ballet conte de fée... de plus, l'intelligence de Noureev fait que tout de suite, on comprend que ce monde imaginaire n'est peut être que le rêve eveillé peuplé de beauté et de cauchemard d'un prince fragile et apeuré... ah Noureev, vous êtes vivant quand on danse vos ballets... c'est si vrai, et j'ai beaucoup pensé à vous hier soir.... vous nous manquez toujours.....

Au troisième acte.... Le cygne noir de Letestu est une femme très complice de Rothbart, qui va se jouer du prince et s'en délecte à l'avance; magnifique technique, belle présence, mais il manque ce petit quelque chose qui signe les grands cygnes noirs, et la Guillem reste pour moi la référence!

Pour l’ acte 4 retour de l'émotion pure et indicible.... c'est le moment de préciser les progrès immenses de Karl Paquette; j'ai vu un danseur prendre un nouvel envol ce soir. Paquette avait déjà une belle dimension artistique, maintenant, il devient un danseur précis, à la technique qui brille....
une fois encore le trio est parfaitement en harmonie; Leriche et Letestu ( les portés, extraordinaires, d'une hauteur, d'une amplitude et d'une facilité) forment vraiment un couple déchirant...
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 11:35 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Dim 18 Déc - 11:38 (2016)    Sujet du message: Lac des cygnes des saisons passées Répondre en citant

Compte rendu 2015

Hannah O Neill
Yannick Bittencourt
Karl Paquette
une horreur! ( sauf les rôles titres!)



Je n’ai malheureusement pas pu découvrir pour cette série Laura Hecquet et Audric Bezard mais j’ai pu à la dernière minute obtenir une place qui m’a permis de voir deux sujets, Hannah O’ Neill, que je ne connaissais pas du tout et Yannick Bittencourt.

Si les deux sujets ont largement dépassé mes attentes, pour le reste de la soirée, j’ai eu l’impression d’un fabuleux gâchis pour différentes raisons que voici :

1) tempi trop rapides; le corps de ballet court SANS ARRÊT après la musique; tout semble soit survitaminé, soit bâclé, personne n'a le temps de s'installer dans la danse. Il y a une telle effervescence sur le plateau et dans la fosse d’orchestre que le spectateur a l’impression d’assister à l’entrainement du marathon de Paris de ce week-end : épuisant

2) Les costumes, refaits, sont vraiment affreux.... ils n'étaient déjà pas merveilleux à la création, mais là toute l’harmonie des tons pastels est effacée au profit de chocs de couleurs plus criardes ; là où des parmes côtoyaient des safrans, des violets francs se heurtent à des orangés de mauvais goût

3) Les quatre petits cygnes de ce soir n’allaient vraiment pas ensemble ; on aurait dit les Daltons, rangés par ordre décroissant, et leur technique donnait l’impression qu’ils peinaient douloureusement dans chaque pas : un groupe de gnomes en goguette partis cueillir des champignons.

4) Horrible trio au premier acte – je ne mets pas les noms parce que ma volonté n’est pas d’être blessante mais de livrer tel quel mon ressenti : l'une des danseuses ne sait pas tenir ses bras, ils volent dans tous les sens, l'autre ne sait pas tenir sa tête : ses mouvements de cou manquent cruellement d'élégance, on dirait un gallinacé qui se réjouit par avance du festin de limaces qu’il va faire.
Alors, oui, la première a du ballon et le montre : elle saute comme une chèvre, mais tout cela n’est pas très gracieux…. J’ai revu ce trio dansé en 1997 par Bart, Letestu et Averty sur youtube, c’est quand même d’un autre niveau….

5) Paquette a revu sa conception de Rothbart, il en fait une caricature : il n’est plus un précepteur machiavélique qui manie le chaud et le froid mais un personnage violent, cruel, brutal avec le jeune prince. Cela manque de finesse ; il fait claquer sa cape sans arrêt, il est frénétique, et son interprétation est toute d’une pièce.

Voulait-il soutenir par une présence forte les deux jeunes sujets ?

Pense-t-il qu’au final Wolfgang est un monstre castrateur ?

Je ne sais pas, mais son double Wolfgang/ Rothbart de 2006 m’avait laissé un souvenir extraordinaire. Là, j’avais presque envie de rire quand, en Rothbart, il ressemble à un petit dragon monté sur ressort sorti tout droit d’un manga prêt à lancer des flammes ! Et pourtant, j’adore ce danseur depuis toujours et j’ai encore son merveilleux Chant de la Terre d’il y a quelques semaines en mémoire.

Certains duos avec le prince sont cependant très beaux et même émouvants, et celui qu’il forme au deuxième acte avec le cygne noir est splendide.

En revanche, le trio final retrouve une frénésie qui ne permet pas à l’émotion d’éclore.

6) A vouloir les rendre parfaits, comme une silhouette unique qui se démultiplierait à l’infini prisonnière d’un jeu de miroir, les 32 cygnes ont perdu leur âme : on dirait l’armée des clones de Georges Lukas…. Alors c’est vrai, pas un bras ne dépasse, pas une jambe n’est plus haute qu’une autre, tous les dos sont à la même hauteur lorsque les cygnes pleurent, mais quelle froideur ! Quelle sécheresse ! On dirait qu’on a vidé de toute émotion, de toute tendresse les ballerines qui ne semblent obnubiler que par une chose : être ensemble. C’est visuellement stupéfiant de perfection mais sur le plan de l’âme glaçant ; on ressent la peine, le mal que se donne le corps de ballet qui ne prend – en tout cas ce soir là – aucun plaisir à la danse.


7) Kevin Rhodes, le chef d’orchestre, avait du se faire ce soir-là une injection de Valéry Gergiev pour interpréter Tchaikovsky comme ça : allez hop, on court, on court, on fait brailler les cuivres, les timbales, les cymbales, vive la fête de la bière à Munich!!!!
C’est un chef que d’ordinaire j’aime bien et je l’ai connu plus subtil.
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