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samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste

 
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Elisabeth


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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 15:51 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

William Shakespeare et l'art du geste


Présentée par Raymond BOOTHE et Barbara MASSEY

Avec :

Sharmila SHARMA & Alice PSAROUDAKI (danse)

Les élèves de danse des écoles et Conservatoires parisiens
et de Highgate
Ballet School (Londres)

Et la participation de Floriane DELEGLISE et amis musiciens

Dimanche 23 avril 2017 à 19h00 précises

Salle Beethoven


Centre de danse du Marais

41 rue du Temple, 75004 Paris
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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 15:51 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 16:58 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

Voilà quelque chose d’intrigant! Irez vous Elisabeth?
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Elisabeth


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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 17:08 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

J'ai prévu d'y aller.
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Ven 7 Avr - 17:30 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

Ah, alors ma curiosité sera satisfaite!  Okay
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MessagePosté le: Mar 25 Avr - 14:06 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

J'ai donc assisté à cette conférence, fort intéressante et animée.
Je regrette de n'avoir pas été plus familière avec l’œuvre de Shakespeare. Cela m'aurait certainement aidée.
Mes notes sont parcellaires. Un mini compte-rendu suit.
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Elisabeth


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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 13:38 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

Pas si mini Wink , un peu trop long ...

William Shakespeare et l'art du geste
Centre de danse du Marais - 23 avril 2017


En me dirigeant vers le Centre de Danse du Marais, en ce dimanche de printemps, je me demandais si j’allais comprendre quelque chose au thème proposé : « Shakespeare et l’art du geste ». Car si le monde du ballet m’est un peu familier, je suis pour le moins ignorante du monde shakespearien et de tout ce qui concerne le théâtre en général.

Que m’évoque Shakespeare ? La danse … Roméo et Juliette, bien sûr. Mais aussi une langue difficile à comprendre, qu’il faut étudier pour en savourer toutes les subtilités.
Je lis et je comprends, à peu près, l’anglais, mais ne me suis jamais plongée dans la lecture de Shakespeare. Cela me paraît insurmontable.

Barbara Massey, actrice mais aussi danseuse et enseignante, nous guide, tout au long de cette « grande leçon », faisant l’effort de parler français.
Nous écoutons et regardons de nombreux extraits de Shakespeare. Et, si comprendre mot à mot n’est pas essentiel, avoir une idée de l’intrigue est indispensable. Je regrette de ne pas avoir révisé « mes classiques ». Cela m’aurait permis de mieux appréhender les scènes d’Hamlet, La Nuit des Rois, Les joyeuses Commères de Windsor, jouées devant nous.

Dès qu'il se met à jouer, Raymond Boothe, comédien, metteur en scène et enseignant, nous emporte avec lui. Sa voix se module, il se transforme, il entre dans le personnage, quel qu’il soit. Nous sommes au théâtre.

Dans son introduction, Katharine Kanter, présidente et fondatrice de la société Vestris, nous explique pourquoi un tel thème a été choisi.
La date du 23 avril est celle de la naissance et de la mort de Shakespeare (1564-1616), auteur de 37 pièces de théâtre et de plus de 154 sonnets. Ainsi que le 70e anniversaire de l’indépendance de l’Inde, pays qui a beaucoup étudié Shakespeare.

Dans le théâtre de Shakespeare, il n’y a pas seulement le verbe mais aussi le geste. Le dumb show, qui est une sorte de pantomime dans le théâtre, est aussi très important ainsi que la danse.
Un extrait d’Hamlet est mimé et dansé devant nous. Barbara Massey lit, en français, le monologue de la mort d’Ophélie.

Après cette première incursion dans le monde shakespearien, les sources du théâtre anglais sont évoquées : Sophocle, chez les grecs, Plaute et Sénèque chez les romains. Utilisation des masques. Théâtres antiques immenses.
Au Moyen-âge les mystères. Tradition orale. Personnages de types allégoriques.
La comedia dell’arte où tous les personnages sont masqués sauf les deux amants. Dans le théâtre Élisabéthain, il y avait aussi de la danse et de la musique.

Suit un Dumb show d’Hamlet.
Puis un extrait d’un film russe, Hamlet.

On approfondit la notion de Dumb show.
A l’origine, il y avait un narrateur.
Le dumb show ne concerne que les tragédies.
Les comédies sont entrecoupées d’intermezzi ou interludes qui sont des divertissements.

Shakespeare a été très influencé par le Doctor Faustus de Christopher Marlowe (pièce écrite en 1592).

On voit une scène d’Hamlet. Puis un extrait du film d’Orson Welles, Lady Macbeth (scène où lady Macbeth se frotte les mains de remord après les meurtres accomplis).
Puis on nous présente un certain nombre de gestes que le public essaye de reproduire.

La bénédiction, la pudeur, l’adoration, la réflexion, le malheur, l’amour …

Sur un extrait de Romeo et Juliette d’Ashton avec Margot Fonteyn et Rudolf Noureev, Barbara Massey déclame le texte de Shakespeare. Et je m’aperçois que le langage de la danse peut être aussi explicite que des mots. J’ai l’impression d’entendre deux fois la même chose.

Sourions à nouveau avec une scène des sorcières de Macbeth.

On retrouve la scène de la mort d’Ophélie, très poignante, en anglais cette fois.

There is a willow grows aslant a brook
That shows his hoar leaves in the glassy stream.
There with fantastic garlands did she come
Of crowflowers, nettles, daisies, and long purples,
That liberal shepherds give a grosser name,
But our cold maids do “dead men’s fingers” call them.
There, on the pendant boughs her coronet weeds
Clambering to hang, an envious sliver broke,
When down her weedy trophies and herself
Fell in the weeping brook. Her clothes spread wide,
And mermaid-like a while they bore her up,
Which time she chanted snatches of old lauds
As one incapable of her own distress,
Or like a creature native and indued
Unto that element. But long it could not be
Till that her garments, heavy with their drink,
Pulled the poor wretch from her melodious lay
To muddy death.


Au bord du ruisseau croît un saule — qui mire ses feuilles grises dans la glace du courant. — Avec ce feuillage elle avait fait une fantasque guirlande, — de renoncules, d’orties, de marguerites et de ces longues fleurs pourpres, — que les bergers licencieux nomment d’un nom plus grossier (30), mais que nos froides vierges appellent doigts d’hommes morts. — Alors comme elle grimpait pour suspendre sa sauvage couronne — aux rameaux inclinés, une branche envieuse s’est cassée, — et tous ses trophées champêtres sont, comme elle, — tombés dans le ruisseau en pleurs. Ses vêtements se sont étalés — et l’ont soutenue un moment, nouvelle sirène, — pendant qu’elle chantait des bribes de vieilles chansons, — comme insensible à sa propre détresse, — ou comme une créature naturellement formée — pour cet élément. Mais cela n’a pu durer longtemps ; ses vêtements, alourdis par ce qu’ils avaient bu, — ont entraîné la pauvre malheureuse de son chant mélodieux — à une mort fangeuse. (traduction par François-Victor Hugo)

Et on se laisse prendre à la mélodie de l’écriture de Shakespeare. D’une fluidité incomparable. On voit très bien la scène. Et point n’est besoin de comprendre le texte mot à mot. La musique des mots se suffit à elle-même.

Une soprano entonne un air de la Nuit des rois accompagnée par la clarinette basse.
un moment émouvant.

Un peu de détente avec une danse Elisabéthaine, tirée des Joyeuses commères de Windsor qui n’est pas sans rappeler le quadrille.

Puis, Sharmila Sharma, danseuse indienne installée à Paris depuis 1993, et sa troupe de danseuses nous présentent une danse indienne (kathak) qu’elle a chorégraphiée en s’inspirant de la pièce Henri VIII.
Un moment de danse où la finesse des gestes des bras et des mains contraste avec la dynamique des rythmes frappés par les jambes. Cela me donne vraiment envie de découvrir plus avant la danse indienne.

Dialogue avec le public :

Question sur la danse indienne
28 gestes avec une seule main, 25 avec les deux mains. Tout un vocabulaire.
Sharmila Sharma nous montre comment l’on décrit un paon ou les vagues. Impressionnant de précision et de légèreté.

Question à Raymond Boothe concernant le théâtre naturaliste versus le théâtre classique.
Le théâtre naturaliste a tout emporté sur son passage. Les acteurs sont tous sur le même modèle. Tous les styles sont confondus. A la fois acteurs télé, cinéma. Pour lui, le théâtre naturaliste ne vaut rien.
L’art du théâtre classique est en train de mourir, pas seulement parce qu’il n’est quasiment plus enseigné mais aussi parce que les médias mettent en avant les acteurs de télé.
Les écoles de théâtre (drama schools) n’enseignent plus le théâtre classique. A Londres le quartier du West End, où l’on pouvait encore, il y a quelques années, voir des pièces de théâtre, est consacré aux « musicals ». Les comédies musicales font de l’argent et c’est ce qui compte aujourd’hui.

Un spectateur remarque que l’Ile de France, et Paris en particulier, est une exception dans le paysage culturel car on peut y voir, chaque soir, plusieurs centaines de pièces de théâtre.

Shakespeare était pour moi inaccessible. Il l’est moins.
La grâce n’est pas l’apanage de la danse. Elle peut aussi se nicher dans un texte. Et les émotions, les sentiments sont accentués par la musique des mots.

Mais pour entrer dans cet univers, il faut oublier tout ce qui nous conditionne.

Merci à la Société Vestris, et à Katharine Kanter, en particulier, d’organiser ces «grandes leçons », qui nous élèvent l’esprit dans un monde où la médiocrité règne en maître.
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Ven 28 Avr - 08:09 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste Répondre en citant

Merci Elisabeth pour votre très intéressant compte rendu! 


 
Citation:


 Un moment de danse où la finesse des gestes des bras et des mains contraste avec la dynamique des rythmes frappés par les jambes. Cela me donne vraiment envie de découvrir plus avant la danse indienne.

Dialogue avec le public :

Question sur la danse indienne
28 gestes avec une seule main, 25 avec les deux mains. Tout un vocabulaire.
Sharmila Sharma nous montre comment l’on décrit un paon ou les vagues. Impressionnant de précision et de légèreté.



Et oui, c'est fascinant, l'art théâtral en Inde, c'est quelque chose! Il y a un ancien traité de plus de 1000 pages qui explique tout en détail, de l'espace scénique, au maquillage, de la formation du danseur, du musicien, de l'acteur, à sa relation au public,  etc le tout, bien sûr sous le regard des Dieux

Et justement, en ce moment j'apprends une pièce d'abhinaya pure, où le corps se déplace mais sans pas de danse, tout passe par la gestuelle des mains, l'inclination de la tête, du buste, et le regard! rendre son corps aussi éloquent que celui d'un acteur, voilà tout une partie de l'art de ces danses indiennes, aux styles cependant très différents. Et j'ai pour mission par mon professeur, de mettre moi même en " gestes"  un court poème
Mais il faut quelques clés pour   entrer pleinement  dans la compréhension de ces danses indiennes!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:44 (2017)    Sujet du message: samedi 23 avril - William Shakespeare et l'art du geste

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