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Royal Opera House, London
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amélie59
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MessagePosté le: Mer 7 Aoû - 20:27 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

J'attends votre commentaire  car j'aimerais bien aller voir un ballet à Londres et Don Quichotte est un de mes ballets préférés.
Je suis passée devant le royal opera house vendredi car je suis allée passer une journée à Londres et ça m'a encore plus donné envie.
J'ai eu aussi envie d'aller voir Mama mia quand j'ai vu l'affiche sur le théâtre  Rolling Eyes


Vive l'Eurostar !
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MessagePosté le: Mer 7 Aoû - 20:27 (2013)    Sujet du message: Publicité

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bilboette


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MessagePosté le: Dim 11 Aoû - 21:44 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Je ne manquerai pas de venir vous donner mes impressions après le spectacle ! J'ai hâte d'y être, le dernier ballet que j'ai vu était la Fille mal gardée à Garnier, grâce à Shana, et ça remonte à il y a plus d'un an déjà !

Je n'ai pas vu Mama mia, mais à Londres on peut voir de formidables comédies musicales ! Notamment Billy Elliot. Vive l'Eurostar en effet Wink
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bilboette


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MessagePosté le: Jeu 3 Oct - 14:59 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Ma viree "Don Quichotte" a Londres approche a grand pas  ! (incroyable comme le temps file, je me souviens d'avoir reserve ma place, octobre paraissait alors dans looooongtemps, et nous y voila )

Je suis allee faire un tour sur le site du Royal Ballet afin de lire un peu l'histoire de cette creation (il s'agit d'une nouvelle version de DQ, choregraphiee par Carlos Acosta) et d'apprecier au mieux la representation de dimanche.

J'ai eu la bonne surprise de trouver en ligne une tres jolie serie de photos des repetitions (a quand la meme chose sur le site de l'Opera de Paris ? Soupir...). La voici si vous souhaitez aller y jeter un oeil : http://www.roh.org.uk/news/gallery-inside-rehearsals-for-carlos-acostas-don…

Egalement un article (en Anglais !) sur la partition de Minkus : http://www.roh.org.uk/news/colour-and-contrast-in-ludwig-minkuss-score-for-….

Dimanche je verrai Sarah Lamb et Frederico Bonelli dans les roles principaux ; je viendrai vous faire part de mes impressions lundi !
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Jeu 3 Oct - 18:13 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Nous les attendons avec impatience! 
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Elisabeth


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MessagePosté le: Ven 4 Oct - 08:08 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Citation:
Dimanche je verrai Sarah Lamb et Frederico Bonelli dans les roles principaux ; je viendrai vous faire part de mes impressions lundi !


bilboette, je vous souhaite un très bon week-end londonien

et j'attends, tout comme shana, vos impressions avec impatience.
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bilboette


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MessagePosté le: Dim 6 Oct - 22:59 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant


Don Quixote


Production and choregraphy Carlos Acosta
After Marius Petipa
Music Ludwig Minkus
Arranged and orchestrated by Martin Yates
Designs Tim Hatley


Dimanche 6 octobre 2013 – 12h30

Kitri – Sarah Lamb
Basilio – Frederico Bonelli
Espada – Valeri Hristov
Mercedes – Itziar Mendizabal
Les amies de Kitri – Akane Takada & Elizabeth Harrod
La Reine des Dryades – Yuhui Choe
Amour – MeaghanGrace Hinkis
Dulcinée – Nathalie Harrison



Me voilà donc de retour de ma virée à Londres où grâce à l'été indien inattendu j'ai pu bruncher en robe à manches courtes sur une terrasse ensoleillée à Covent Garden, juste avant la représentation de ce matin - quel bonheur ! Mais trêve de blabla, passons au vif du sujet ! C’était mon premier Don Quichotte, je  ne peux donc pas comparer avec les versions de Paris ou autres maisons d’Opéra, mais j’ai trouvé que c’était une belle production. C’est un plaisir de voir des belles créations classiques comme la Source ou ce Don Quichotte.

Carlos Acosta explique qu’il adore ce ballet et qu’au moment de créer sa version, sa démarche a été de rassembler tout ce qu’il aimait dans les différentes versions existantes. On retrouve donc la plupart des « grandes » variations quasi inchangées. La narration est très facile à suivre ; quand je vais voir un ballet pour la première fois, je lis et relis toujours frénétiquement le résumé fourni dans le programme, de peur de ne pas comprendre, surtout quand comme là il s’agit d’une œuvre que je n’ai pas lue. L’action est vraiment très lisible et j’ai trouvé qu’il y avait plein de bonnes idées. Par exemple avant la scène des Dryades, DQ s’endort sur une souche et se met à rêver ; ce passage est interprété par deux danseurs, le premier (DQ endormi) reste allongé sur la souche, pendant que le second se lève et va danser avec les Dryades. J’ai trouvé cela très bien trouvé, et je pense que même un spectateur peu familier du livret comprend alors que le personnage est en train de rêver.


 
Sarah Lamb était la seule artiste que je n’avais pas aimée lors de ma première soirée au ROH il y a 5 ans, pour Dances at a Gathering + The Dream (elle dansait alors la danseuse bleue). J’avais hâte de la voir dans un autre rôle et espérais l’y apprécier : répertoire différent, cinq ans d’intervalle pendant lesquels mon regard de spectatrice a évolué et muri, et pendant lesquels sa danse a probablement aussi évolué. Malheureusement elle ne m’a pas plus convaincue aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Sa danse est beaucoup trop scolaire, elle manque cruellement de brio, d’ampleur, et il lui manque vraiment le piquant et l’explositivé qu’on attend d’une Kitri ; lors de son entrée au premier acte, elle danse riquiqui et timide, et ne parvient pas à remplir la scène. Elle était plus à l’aise dans l’acte II dont les variations lui convenaient mieux. Dans l’acte III le manque de brio se faisait de nouveau cruellement sentir ; mention spéciale toutefois pour ses fouettés, les dix premiers étaient très très beaux, avec de jolis ports de bras et jeux d’éventail . Ensuite elle s’est malheureusement un peu désaxée et a peiné pour finir, mais a réussi à sauver les meubles.

A ses côtés Frederico Bonelli était à mon sens plutôt à son aise dans le rôle, frimeur à souhait, charmeur… En revanche clairement il manquait un petit quelque chose entre eux, on ne ressentait pas de complicité ou d’alchimie particulière.

J’ai beaucoup aimé les amies de Kitri, notamment Akane Takada qui a une très jolie ligne de jambes et de beaux pieds, et une danse très fluide et sûre.

La Reine des Dryades était jolie bien qu’à la peine dans les fouettés à l’italienne.


J’ai trouvé les décors magnifiques et très réussis. Les costumes aussi m’ont bien plu, très travaillés et colorés. On sent qu’il y a eu un vrai travail sur ces deux éléments qui servent bien la narration et contribuent assurément à la réussite de cette production. Seul bémol, les tutus de la scène des Dryades, un peu trop kitsch à mon goût (surtout les verts, presque fluos). Des tutus blancs un peu vaporeux se seraient à mon avis mieux accordés avec le décor fleuri très osé mais qui me plaît bien, et auraient renforcé le côté irréel qui sied à cette scène de rêverie.


En résumé, une très belle production, déjà bien aboutie et qui mûrira sûrement au fil des reprises. La représentation d’aujourd’hui était agréable, un beau spectacle et un bon moment pour ma première sortie à l’Opéra depuis des lustres, mais une pas marquante du fait des interprètes. Clairement la magie que nombre d'entre vous avez évoquée lors des dernières représentations de la Dame aux Camélias n’était pas là ; mais cette après-midi m’a donné envie de retourner régulièrement voir des ballets, dans l’espoir de la retrouver !
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bilboette


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MessagePosté le: Dim 6 Oct - 23:17 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

PS : pour illustrer mon post précédent, une petite photo de Mercedes et Espada lors des saluts (je n'ai pas réussi à en avoir une bonne de Kitri et Basilio...)

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Lun 7 Oct - 06:10 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

ah, quelle délice de vous lire, ce matin, Bilboette, vos comptes rendus me manquaient!

quelle belle plume! Vous écrivez " fluide et généreux", ce qui visiblement n'était pas le cas de Kitri!

Le mot riquiqui m'a fait rire, car il y a une bonne dizaine d'années, j'avais vu Abbagnato en Kitri, et la première variation précisément était " riquiqui"

le mot ne me serait pas venu à l'idée, mais en vous lisant, m'est revenu  tout  vif ce moment de spectacle et ma déception!

Des comptes rendus de cette qualité, j'en redemande!

J'espère que vous retournerez vite voir de la danse!
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 7 Oct - 08:21 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Merci bilboette pour votre compte-rendu.
On vous sent quelque peu déçue par les interprètes (surtout Kitri) mais convaincue par cette nouvelle production de Carlos Acosta.
Basilio était dansé par Federico Bonelli (on enlève le "r" !) Dire que j'avais failli le voir danser dans La Bayadère mais qu'il avait été remplacé à la dernière minute ...
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bilboette


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MessagePosté le: Lun 7 Oct - 09:38 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Oh !!! Merci, Shana, comme c'est gentil ! Embarassed
D'autant plus que je n'étais pas très contente de ce compte-rendu, j’ai mêne hésité à vous le poster. En me mettant à écrire mes impressions hier soir, comme cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps, je me suis dit "j'ai rouillé !".
 

Elisabeth, c’est exactement ça ; les interprètes n’étaient pas inoubliables, c’était donc une representation honnête mais pas marquante. L’amie qui m’accompagnait avait également assisté à la représentation de la veille au soir, avec une distribution différente, et a trouvé que c’était nettement moins brillant le dimanche matin.  

Après, je ne suis pas spécialement fan de Federico Bonelli (merci pour le “r” dont je n’avais jamais remarqué l’absence!) mais je sais qu’il a ses adeptes ! Ceci dit je l’ai trouvé plus à sa place dans ce role de Basilio un peu frimeur que dans Danses at a Gathering où je l’avais vu il y a cing ans. Je vous souhaite de parvenir à le voir un jour !
 

La production est belle et je trouve ça vraiment chouette de voir des danseurs (qui plus est de la trempe de JG Bart et Carlos Acosta) chorégraphier de belles productions qui célèbrent la danse classique ; on entend tellement dire que le classique c’est poussiéreux, parfois même par des étoiles…
 

J’espère retourner quelques fois à Covent Garden cette année ; j’aimerais voir Giselle et Hansel & Gretel en février, et j’ai repéré un programme mixte The Dream/The concert/une troisième oeuvre dont le nom m’échappe, au printemps ! Et je guette la programmation de l’English National Ballet car je meurs d’envie de revoir Alina Cojocaru sur scène…
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Cams


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MessagePosté le: Lun 7 Oct - 15:34 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Merci pour ce compte rendu. Cela fait toujours plaisir d'avoir des nouvelles d'outre Manche. Le Royal Ballet est une compagnie très sympathique. Après j'imagine que comme à Paris tous les danseurs ne peuvent pas être convaincant.
Même si pour Sarah Lamb cela semble plus être un problème d'emploi.

Aaah les tutus des Dryades, décidément c'est un problème dans beaucoup de compagnie. Je me souviens encore de ceux du Bolchoï. Roses, oranges, bleus... quelle horreur!
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bilboette


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MessagePosté le: Mer 9 Oct - 22:44 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Les impressions de l'amie qui m'accompagnait (et grâce à qui j'ai repris le chemin des salles de spectacles, encore merci à elle si jamais elle passe par ici !) :

http://terpsichoreabarcelona.blogspot.co.uk/2013/10/rob-don-quixote-de-carl…
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Cathy
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MessagePosté le: Sam 19 Oct - 10:25 (2013)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Je n'ai pas encore vu ce Don Quichotte en entier, mais de larges extraits merci la toile qui permet de voir très vite ces captations "live". J'ai regardé les passages que j'apprécie le plus.
 
Je ne comprends pas pourquoi ces danseurs comme Guillem ou Acosta, enfin ces stars de la danse veulent s'improviser chorégraphes et ne reprennent que des passages qu'ils aiment et changent ce qu'ils aiment moins ou n'aiment pas, on arrive à des chorégraphies mi-figue, mi-raisin, comme la Giselle de la première ou le Don Quichotte du second. Carlos Acosta fut un des meilleurs Basilio que j'ai vu à Paris aux côtés d'une Aurélie Dupont survoltée. Sa chorégraphie se veut donc sa "vision" du ballet, mais pourquoi ré-orchestrer et adapter la musique, si Lanchbery avait réussi pour Don Quichotte, Martin Yates l'a raté pour sa propre version, soit tout est affadi, soit on nous sert des trilles de "trompette" à tout va, accentuant le côté "espagnol" de la partition, une fois pourquoi pas, mais sans cesse c'est énervant. Il a rechorégraphié le rôle des petites amies, pourquoi pas, mais pourquoi garder certains passages, en jeter d'autres, il a gardé aussi une partie de la variation "Noureev" de Basilio du premier acte, le fameux trio Basilio et les petites amies qui ne devrait pas être changé même si ce n'est pas le meilleur passage du ballet est quand même  un incontournable, alors certes les mendiants qui dansent cette variation sont excellents. Mais bon ! Pourquoi intégrer cette scène de gitans avec "olé" et ambiance gypsy feu de camp au second acte.
Certes l'idée d'intégrer un Don Quichotte rêvant et un Don Quichotte dansant dans la scène des dryades permet la fluidité du récit, mais bon enfin dans toutes les adaptations on a toujours compris que Don Quichotte rêvait. Pourquoi Acosta a-t'il osé touché à cette scène,c'est une des plus belles écrites par Petipa, et ce final avec toutes ces dryades qui s'entrecroisent fait très fouillis. Et puis dans le générique final la doublure n'est même pas créditée.
 
Je n'ai pas regardé du tout Espada et la danseuse des rues, je dois avouer que ce sont les passages qui "m'ennuient" et ralentissent l'action mais bon, Marianela Nunes est vraiment excellente en Kitri et ses variations sont préservées, superbes castagnettes au passage. Par contre Carlos Acosta a raccourci les difficultés qu'il ne peut sans doute plus faire en raison de son âge (ceci étant il est encore excellent et au moins lui il danse ces grands rôles contrairement à nos étoiles qui ne s'en estiment plus dignes et plus capables à force de préférer le contemporain) et du coup les variations sont bâtardes, le manège de coupés jetés trop court par exemple. Bref je comprends la tiédeur des critiques devant ce Don Quichotte qui s'avère quand même une trahison de l'œuvre originale comme la Giselle de Guillem en était une. Soit on rechorégraphie tout, soit on ne touche pas, mais ce gloubi-boulga géant et cette musique maltraitée (je sais Minkus ce n'est pas Mozart, mais bon on a quand même les airs dans la tête quand on est balletomane). Bref décevant malgré la qualité évidente des interprètes.
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bilboette


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MessagePosté le: Mer 9 Avr - 11:45 (2014)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Je retournerai à Covent Garden le 22 avril pour découvrir The Winter’s Tale. Il s’agit d’un nouveau ballet chorégraphié par C. Wheeldon et inspiré d’une œuvre de Dickens : http://www.roh.org.uk/productions/the-winters-tale-by-christopher-wheeldon (à voir notamment une très jolie série de photos des répétitions : http://www.roh.org.uk/news/gallery-rehearsals-for-the-winters-tale A quand un site internet avec autant de contenu d’aussi bonne qualité à l’Opéra de Paris ? Soupir…) : . Nous avions vu un court extrait de ce ballet lors du gala Manuel Legris le 1er mars dernier (coucou Joelle !) et j’avais été transportée par l’ambiance, les costumes, les interprètes, la musique… m’avaient emmenée bien loin du Palais des Congres. Je suis donc plutôt curieuse de découvrir le ballet entier. Je profite donc de cette représentation en matinée avec distribution de luxe (Marianela Nunez dans le rôle principal) qui tombe pile un de mes jours de congés !
Je viendrai vous raconter ça !

Je voulais également prendre des places pour le programme The Dream – The concert car j’adore ces deux ballets, mauvaise surprise hier (ouverture des réservations pour cette série) : pas une seule date sans Osipova !! Hors de question pour moi. Du coup je n’ai pas pris de place pour l’instant, je verrai dans les semaines qui viennent (je pourrais bien finir par craquer car je voulais vraiment voir ce programme…). Grosse déception en tout cas.

Et je n’ai pas encore pris ma place mais j’irais sûrement voir le spectacle de l’Ecole en juillet !
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bilboette


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MessagePosté le: Mer 23 Avr - 18:26 (2014)    Sujet du message: Royal Opera House, London Répondre en citant

Comme prévu je suis retournée hier à Covent Garden pour découvrir The Winter's Tale de Christopher Wheeldon.



Voici le synopsis du ballet, inspiré de la pièce éponyme de Shakespeare :


Prologue – Deux rois, séparés pendant leur enfance, se trouvent réunis à l’âge adulte. L’un des deux, Leontes, est devenu roi de Sicile, et a épousé Hermione à qui il a offert une magnifique émeraude. Ils ont un fils, Mamillius, et forment une famille heureuse. Le second, Polixenes, est devenu roi de Bohème. Il rend visite à Leontes et tous deux sont ravis de se revoir. Polixenes séjourne neuf mois à sa cour de Sicile. Au moment de son départ, Hermione est enceinte et sur le point de donner naissance à une fille.


L’acte I s’ouvre le jour du départ de Polixenes. La cour fait ses adieux à Polixenes qui, sur la demande d’Hermione, accepte de prolonger son séjour d’une semaine. Leontes bascule dans la folie et est tout à coup persuadé que son frère et son épouse ont eu une liaison et que l’enfant n’est pas le sien. Dans un élan de rage il attaque Polixenes qui s’enfuit en Bohème, et fait emprisonner son épouse après l’avoir publiquement accusée d’adultère et trahison ; leur fils, très éprouvé par le mauvais traitement infligé à sa mère sous ses yeux, tombe malade. Hermione donne naissance à une fille en prison ; Paulina présente le bébé à Leontes, espérant le convaincre  qu’il s’agit bien de sa fille. Leontes rejette violemment l’enfant et ordonne à Antigonus, le mari de Paulina, d’aller l’abandonner dans un endroit isolé. Antigonus prend la mer malgré la tempête, avec le bébé et un trésor qui comprend la fameuse émeraude que Leontes avait offerte à Hermione. Celle-ci se présente devant la cour et clame son innoncence, en vain. Mamillius, présent lors du procès, meurt de chagrin. Hermione voyant son fils sans vie est à son tour terrassée par le chagrin. Ce n’est qu’en les voyant tous les deux décédés que Leontes réalise son erreur et l’ampleur des dégâts qu’il a causés.
Antigonus dépose le bébé sur une côte lointaine, avant d’être dévoré par un ours tandis que son bateau est détruit par la tempête. Le lendemain matin un berger découvre le bébé et le trésor. Il adopte la petite fille et l’élève comme la sienne.


L’acte II s’ouvre 16 ans plus tard, en Bohème. Perdita, la fille de Leontes et Hermione, est amoureuse de Florizel, fils de Polixenes connu des villageois comme simple berger. Polixenes est averti par un de ses hommes que son fils est amoureux d’une bergère. Il se rend au festival qui se tient au village pour épier les deux jeunes gens et voir si la rumeur est vraie. Perdita doit être couronnée « May Queen » lors du festival et en cet honneur, son père lui remet l’émeraude qu’il avait trouvée avec elle sur la plage. Polixenes fou de rage révèle son identité et interdit aux jeunes gens de continuer à se fréquenter. Ces derniers décident alors de fuir. Ils s’embarquent sur un bateau et Polixenes se lance à leur poursuite.


L’acte III nous ramène en Sicile ; arrivés à la cour de Leontes, Florizel et Perdita font appel à lui et le supplient d’autoriser leur union et d’intervenir auprès de Polixenes en leur faveur. Leontes est frappé par la ressemblance entre Polixenes et Florizel, et touché par les deux jeunes gens, qui lui rappellent ses enfants. Il donne son accord au moment où Polixenes fait son entrée. Celui-ci malmène brutalement Perdita, révélant l’émeraude qu’elle porte autour du cou et que Paulina reconnaît. L’identité de Perdita est révélée et le mariage permis .
Pendant que le mariage est célébré, Paulina emmène Leontes se recueillir devant une nouvelle statue d’Hermione. Une fois Leontes seul avec la statue, celle-ci prend vie : Hermione n’était pas morte et était demeurée cachée par Paulina pendant 16 ans. La famille est réunie et tout finit bien.
 
Représentation du 22 avril 2014 (matinée)


Distribution :
Leontes (King of Sicilia) – Bennet Gartside
Hermione (Queen of Sicilia) – Marianela Nunez
Perdita (Princess of Sicilia) – Beatrix Stix-Brunell
Mamillius (Prince of Sicilia) – Joe Parker
Paulina (head of Hermione’s household) – Laura Morera
Antigonus (head of Leontes’ household) – Ricardo Cervera
Polixenes (King of Bohemia) – Valeri Hristov
Florizel (Prince of Bohemia) – Vadim Muntagirov
Steward (Head of Polixenes’ household) – Thomas Whitehead
Father sheperd – Gary Avis
Brother clown (sheperd’s son) – Luca Acri
Young sherperdess – Yasmine Naghdi
 
Acte I
La première chose qui frappe, c’est que Christopher Wheeldon a réussi à créer une chorégraphie très lisible. L’intrigue est facile à suivre et je pense tout à fait compréhensible même pour quelqu’un qui n’aurait pas lu la pièce. Tout cela sans longueurs, c’est une prouesse car l’histoire est complexe par rapport à la plupart des arguments de ballets.
 
Certains choix de mise en scène sont très cinématographiques (par exemple le moment où le soupçon naît dans l’esprit de Leontes). La lumière tient une grande place dans le ballet (poursuites, projections sur des voilages…)
 
La musique est elle aussi très « musique de film », un peu trop à mon goût par moments. J’ai trouvé que par passages la partition manquait de raffinement et que les effets (suspense, drame imminent…) étaient un peu trop grossiers.
 
L’attention aux détails est incroyable et contribue à l’efficacité de la narration.
 
Les danseurs sont excellents et tous bons acteurs. Mention spéciale au jeune Joe Parker qui interprète Mamillius avec beaucoup de justesse et fait preuve de grandes qualités d’acteur.
 
Acte II
 
Changement total d’ambiance : après l’acte I très sombre et dramatique, on entre ici dans la partie plus légère de la pièce.
 
Le rideau s’ouvre sur un arbre à couper le souffle ! Une bonne partie du public laisse échapper des « wow ! » d’admiration et de surprise.
 
Beatrix Stix-Brunell (Perdita) apparait vêtue d’une robe violette très similaire à celle que portait Marianela Nunez dans l’acte précédent ; la comparaison est  inévitable, et cruelle. À la seconde ou elle commence à danser on voudrait que Marianela Nunez revienne. Beaucoup de petits accrocs dans sa première variation et surtout, une impression générale de raideur. Son partenaire (Vadim Muntagirov ) en revanche est magnifique.
Cela s’améliore un peu dans leur premier pas de deux et à la fin de celui-ci on a droit quelques minutes de pure poésie.
 
Cet acte fait la part belle au corps de ballet, quasiment absent du précédent. Les danses de groupe me rappellent tour à tour Sept danses grecques de Béjart et les danses gitanes de Paquita. Elles sont enlevées, joyeuses, et le corps de ballet semble avoir plaisir à les interpréter.
 
Second pas de deux entre Perdita et Florizel – Beatrix Stix-Brunell est de nouveau très raide, les portés accrochent, tout est laborieux, et malgré tous les efforts de son partenaire ce pas de deux est décevant. Dommage car on sent que la chorégraphie pourrait donner quelque chose de très joli si la fluidité y était. De plus j’ai du mal avec le sourire ultra figé de la danseuse ; pourtant Vadim Muntagirov aussi sourit non stop, mais chez lui ce sourire permanent est celui d’un jeune homme heureux, amoureux, et l’esprit léger en cette belle journée d’été, alors que le sourire de Beatrix Stix-Brunell est celui d’une danseuse qui entre en scène à Lausanne ou tout autre concours.
 
Heureusement après ce pas de deux décevant et dont je commençais à « décrocher » Vadim Muntagirov réveille la salle avec un solo endiablé qui lance les variations masculines. Ce danseur est définitivement mon coup de cœur de la journée.
 
Applaudissements enthousiastes et très fournis lorsque le rideau se ferme sur les deux bateaux lancés à la poursuite l’un de l’autre (encore de très belles trouvailles en termes de décors)
 
Acte III
 
Cet acte est nettement plus court et beaucoup moins fort dramatiquement que les précédents, et paraît presque un peu « bâclé » entre le happy end un peu cul cul et la vitesse à laquelle tous les rebondissements s’enchaînent.
 
C’est un pur bonheur de retrouver Marianela Nunez et ses lignes parfaites.
 
Enfin mention spéciale à Laura Morera, très juste dans le rôle de Paulina qui est LE personnage présent tout au long de l’histoire, et joue un rôle crucial puisque c’est elle qui révèle la vérité à la fin et permet le dénouement.
 
Rideau final – les trois actes ont filé très vite. Applaudissements très chaleureux et prolongés, bravi, bouquets…  La salle est enthousiaste et a de toute évidence aimé cette création, et moi aussi !
Pas de longueurs, pas de temps morts, pas un moment où l’on se retrouve perdu dans l’intrigue ou plus trop sûr de qui est qui, de beaux moments de danse, de très beaux décors & lumières, utilisés très intelligemment. Les costumes sont moins enthousiasmants (notamment la robe blanche que porte Hermione dans le dernier acte) sans toutefois être ratés, moches ou desservant le propos. Leur sobriété vient bien compléter les décors et la chorégraphie et ne vole pas la vedette à la danse ou à l’intrigue – ils ne sont pas enthousiasmants en tant que tels, comme pouvaient l’être les riches costumes de Lacroix pour la Source, mais sont très réussis comme partie prenante de cette œuvre. Seuls bémols pour moi : la musique un peu trop grossière, et cette danseuse au sourire exaspérant et qui dénotait par son jeu inexistant au milieu d’une excellente distribution. Deux gros coups de cœur pour Vadim Muntagirov  et Laura Morera en plus du plaisir d’avoir revu Marianela Nunez.
 
Prochaine visite à Covent Garden cet été pour le spectacle de l’Ecole de Danse !
 
En attendant je me suis offert un dvd de barre au sol pour voir si je peux m’y remettre chez moi, et un dvd de Pilates pour varier un peu car je commence à saturer de mes deux vidéos trouvées sur youtube et ultra monotones. Je vous en reparlerai dans la rubrique appropriée après visionnage ! 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:50 (2016)    Sujet du message: Royal Opera House, London

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