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Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris)
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    dansespluriel Index du Forum -> Pratique de la danse -> Les cours et stages de danse
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Elisabeth


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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 16:07 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Si j'étais vous, Justine, je ne manquerais pas le cours d'adage de Jean-Guillaume Bart.

ps : j'avais donné toutes les infos, deux messages plus haut Wink Wink , mais mieux vaut avoir les plannings deux fois que pas du tout Laughing !
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 16:07 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Valérie Beck
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 19:40 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

J'essaierai d'y faire un saut!!! 
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formation professeur de yoga http://www.art-et-yoga.fr/

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Justine
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 20:52 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Je n'avais pas vu les cours de 10h au moment ou j'ai lu votre message Elisabeth (lire rapidement le forum au travail, je manque la moitié des infos ^^).
Je ne vais pas pouvoir venir le vendredi soir finalement, donc ne verrai pas le cours d'adage hélas, mais normalement j'y serai le samedi matin. :-)
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Ornella


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MessagePosté le: Dim 12 Avr - 19:06 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

J'aimerais bien voir le cours d'adage de JG Bart  Wink
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Justine
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MessagePosté le: Lun 13 Avr - 08:09 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Vous nous raconterez Ornella si vous y allez. ;-) Je vous aurais bien accompagnée si j'avais pu!
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Elisabeth


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MessagePosté le: Dim 10 Mai - 09:50 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Il n'est jamais trop tard ...

cours de Jean-Guillaume Bart, portes-ouvertes CNSMDP, le 18 avril 2015



C’est la première fois que je vais aux portes ouvertes organisées par le conservatoire de Paris. La présence d’Isabelle Ciaravola et de Jean-Guillaume Bart dans le corps professoral m’a incitée à franchir le pas.
Hélas, il m’a fallu faire un choix, les horaires de leurs cours se chevauchant.

J’ai choisi Jean-Guillaume Bart et son cours de classique des garçons de 2ème et 3ème année De 1er cycle supérieur. Devant nous, une douzaine de jeunes garçons, d’une quinzaine d’années, quatre en 3ème année (ils passeront donc l’examen en fin d’année), les autres en 2ème année.

Ayant peu de temps (une heure) Jean-Guillaume Bart choisit de ne pas faire faire la barre à ses élèves et privilégie le travail au milieu.

En amoureux de la musique, il indique la musique utilisée, lors de chaque exercice. La musique de Philippe Reverdy est mise à l’honneur.
On débute par des dégagés suivis par un délicat adage que les élèves négocient plutôt pas mal. Il faut « continuer le port de bras », « résonance », dit-il alors que le mouvement s’achève. Même dans l’immobilité supposée, le mouvement doit continuer. « Attention au contrôle à l’atterrissage ». Il attache une grande importance aux épaulements.
Suivent des exercices de pirouettes simples sur un tango puis les grandes pirouettes sur la valse de Faust.
C’est sur une polonaise que se font les petits sauts, où les élèves m’ont paru assez à l’aise. Puis vient une jolie série d’assemblés sur la musique d’Offenbach et le travail de la petite batterie.
La musique et les rythmes sont très variés. On entend également un rag-time, tout comme des extraits de musique de ballet (Pas de deux des vendangeurs de Giselle pour les tours en l’air simples), et des danses (Tarentelle pour les doubles tours en l’air).
Jean-Guillaume Bart nous explique « la philosophie de l’arabesque ». Il ne s’agit pas de monter la jambe de plus en plus haut, mais d’aller explorer l’espace devant. Il explique aussi que l’on danse pour un public : « ton regard est connecté au public. »
On termine par les grands sauts et les grandes pirouettes à la seconde.

Chaque élève danse ensuite la variation du Carnaval de Venise.

Un cours très agréable à regarder, où Jean-Guillaume Bart a tout fait pour mettre en valeur ses élèves, toujours positif, mais ne passant rien, leur prodiguant conseils et soutien.

Une belle classe, très bien accompagnée par Sylvain Griotto, au piano.
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 11 Mai - 07:56 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Atelier de danse contemporaine, élèves de DNSP 3
Professeur : Nathalie Pubellier
Programmation musicale : Déborah Shannon


Après le cours de Jean-Guillaume Bart, j’ai assisté à un atelier contemporain. Il faut s’ouvrir l’esprit !

Quel changement d’atmosphère !

Les élèves, filles et garçons, ont d’abord montré un passage dansé déjà travaillé en cours. Danse de groupe.

Le but de l’atelier était d’améliorer la danse en travaillant autour de la mémorisation des sensations, d’être le plus attentif possible à la sensation de son corps.
Divers exercices sont proposés pour arriver à cet état de concentration maximum.

Tout en dansant, sans musique, les élèves doivent dire, en rythme, ce qu’ils font : « plier, couder, tracer, alléger, repousser, étirer, déplacer, pivoter, traverser … ». Le professeur leur demande plus de phrasé, de ne pas lâcher la concentration, de trouver les liaisons à l’intérieur.

Puis un élève est choisi pour « parler ». Il ne doit pas regarder les autres et doit trouver le bon tempo pour les autres élèves.
Pour travailler les phrasés, les voilà à quatre pattes. Puis ils avancent avec le bassin, collés deux à deux.

Ils refont la variation une première fois.

Ils travaillent aussi autour de la tactilité des doigts : le pont japonais. Avec un fil (comme quand j’étais gamine, je faisais un parachute !)

La variation est reprise une dernière fois. Le professeur semble satisfait. Il voit des améliorations. Pas moi. J’ai l’impression que c’est dansé comme la première fois. Moi aussi, il faudrait que je travaille sur mes sensations !

Finalement, ce qui m’a le plus impressionné dans cet atelier, c’est l’accompagnement musical, piano et électronique, rythmes repris ou créés par Déborah Shannon. J’ai vraiment beaucoup aimé la manière dont elle accompagnait le cours.
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Elisabeth


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MessagePosté le: Mar 7 Juil - 13:41 (2015)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Examens pour l’obtention du certificat d’interprétation de danse classique

CNSMDP, le 4 juillet 2015

C’est la deuxième année consécutive que j’assiste aux examens. L’année passée, la séance avait duré quatre heures et j’avais dû m’éclipser à la pause. Cette année, j’ai pu assister à l’ensemble des examens.

Le jury était composé de Béatrice Martel et Nicolas Paul, de l’Opéra de Paris, Thierry Malandain, chorégraphe, Ivan Cavallari, directeur artistique du ballet du Rhin et présidé par Jean-Christophe Paré, directeur des Etudes Chorégraphies du CNSMDP.

Après l’entrée, extrait de l'entrée du Grand Pas Hongrois de Raymonda, dont la chorégraphie est adaptée par Jean-Guillaume Bart, les garçons, puis les filles, présentent la variation imposée.
Pour les quatre garçons, c’est la mazurka d’Etudes qui a été choisie : une variation périlleuse pour de jeunes danseurs.
Les six filles, elles, ont hérité de la variation de l’Etoile de Paquita : une variation, qui, comme son nom l’indique, n’a rien de simple !

Puis chacun a montré sa variation libre.

Robin Chaput, dans Colas de la Fille mal gardée, et Rémi Gérard, dans la variation de l’étoile de Who Cares ?, ont apporté beaucoup de fraîcheur et de gaîté.
Donovan Delis-McCarthy et François Doré, n’avaient pas choisi la facilité avec la, très belle variation de l’acte 1 du Roméo et Juliette de Kenneth Mac Millan et la variation de Don José du Carmen de Roland Petit.

Chez les filles, la diversité est également de mise. Cela allait de Don Quichotte, la célèbre variation de l’acte I de Kitri par Francesca Masutti, à Giselle de Mats Ek, par une Léa Salomon habitée (mais est-ce une variation classique ?), en passant par une Carmen de Petit un peu trop sage, Marie Breuilles, Bhakti III, la variation de la Cigarette de Suite en blanc, pour terminer par la variation toute en énergie, finesse et rapidité de Tchaïkovsky Pas de Deux par Manon Kolanowski qui a eu bien du mérite, le pianiste ayant accumulé les fausses notes.

Mais je persiste et signe, je préfère, quand même, la musique vivante à la musique enregistrée !

Un très plaisant final, concocté par Jean-Guillaume Bart, concluait très agréablement, et en rythmes jazzy, cette première partie.

Puis, après une très courte pause, place aux « compositions personnelles ». Exit la danse classique !

Point commun de plusieurs chorégraphies : Un début dans le silence et la «découverte » des mains.

Chez les garçons, j’ai bien aimé Elle m’élève de Robin Chaput. Un petit côté Jeune Homme et la Mort dans cette « composition personnelle ». Danse avec et autour d’une table. C’était réussi.
La salle a bruissé pour Igno-Media.app de Francesca Masutti, où il est question de pommes, qui roulent sur scène … De vraies pommes, de celles dont on fait des compotes ! Métaphore sur le trop plein d’informations déversées par internet qui briderait notre curiosité.
Marie Breuilhes, tout de noir vêtue, dans Face cachée, joue avec un gant blanc.

Cela tourne, court … Mes souvenirs s’emmêlent.

Si la technique classique n’est pas encore totalement maîtrisée (mais, est-ce possible ?), quelques personnalités se dessinent parmi ces élèves-danseurs.

Et rien ne peut me faire plus plaisir que de les voir, aux saluts, soulagés, sûrement, heureux et souriants en entendant les applaudissements et les vivats nourris de la salle.
Ils ont encore un long chemin à parcourir avant de devenir des danseurs accomplis, mais ils ont la passion en eux, la jeunesse et l’intrépidité qui les fera aller loin.
Je n’ai pas attendu les résultats. Que m’importe d’ailleurs ! Qu’ils puissent continuer, toujours, à faire fructifier leur passion pour la danse !
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Elisabeth


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MessagePosté le: Jeu 11 Fév - 11:29 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

« Ce qui est à l’œuvre »
CNSMDP, Espace Maurice Fleuret, samedi 6 février 2016


Ce samedi 6 février fut gorgé de danse. Quand on vient de province, si proche soit-elle, il faut « entasser » les douceurs de balletomane !

J’ai donc enchaîné, « ce qui est à l’œuvre », une visite rapide de l’exposition Nicolas Le Riche/Clairemaire Osta à Elephant Paname et la projection du film les Adieux.

Je vais vous faire un aveu : je ne connaissais pas Toni Candeloro. Le seul Candeloro dont j’avais entendu parler était patineur !
Mais Toni Candeloro, le danseur, n’est pas n’importe qui :

http://www.ballettodiroma.com/compagnia-coreografi/toni-candeloro/

Il avait choisi de remonter des extraits de deux ballets de Fokine : Ruslan et Ludmila (pour 20 danseuses) et Le Pavillon d’Armide (pour 8 danseurs).

Citation:
« Russlan and Ludmilla
(dances from the Opera)
Choreography: Michel Fokine
© Fokine Estate-Archive
Music: Mikhail Glinka
Libretto: (after) Alexander Pushkin
Sets and Costumes: Konstantin Korovin and Alexander Golovin
Premiere: Maryinsky Theatre, St. Petersburg - 27 November 1917 »


Le Pavillon d’Armide fut donné lors de la première saison des Ballets Russes au Châtelet, en 1909.

Voici un site sur Michel Fokine :

site sur Michel Fokine

Deux extraits à l’atmosphère complètement différente. Dans Ruslan et Ludmila, la danse est légère, les bras ondulent délicatement. Les garçons, dans Le Pavillon d’Armide, montrent une danse virile et énergique avec beaucoup de sauts. J’ai vraiment passé un bon moment.

Malheureusement, la salle Maurice Fleuret n’est pas vraiment faite pour la danse (coulisses apparentes, aucun dégagement).

Une entrée en matière bien appétissante. Suivaient des extraits de Thème et Variations de Balanchine, adaptés par Isabelle Ciaravola, Jean-Guillaume Bart et Laurent Novis pour 6 filles et 5 garçons. C’est une jeune élève japonaise, Eriko Nakajima, qui incarne la soliste. Et elle le fait avec brio. Bravo à elle ! Les garçons se partagent les variations, Paul Delanoé, celle aux ronds de jambe et Vassiliy Evlachev, la deuxième, redoutable.
Tout ce petit monde a donné le maximum.
Il fallait être courageux pour présenter ce genre de chorégraphie, même adaptée, qui ne pardonne absolument rien.
Jean-Guillaume Bart, jamais avare de son savoir, avait préparé une brève introduction, où l’on apprit que la création de Thème et Variations (pour Alicia Alonso et Igor Youskevitch) ne fut pas de tout repos.

Après une très brève pause, nous passons aux « ateliers chorégraphiques », créations des élèves.

De courtes pièces (pas plus de 10 mn) se succèdent. Une véritable douche écossaise. Je me sens ballotée entre consternation et plaisir.
Cela commence très mal.
Le premier Opus, Soir 1 – lumière de couloir m’a laissée exsangue ! Un vrai supplice. La lumière s’allume et s’éteint alternativement sur des scènes horribles ou grotesques. Des couples se forment, se défont, se giflent, s’enlacent, se menacent avec un pistolet. Une danseuse déchire un rouleau de papier toilette (au moins, ça ne coûte pas cher !). Une espèce de frénésie sauvage s’empare des protagonistes (7 personnes sur scène). Mais le pire, c’est la bande son, car je ne peux pas appeler ça de la musique : assourdissant.

Le deuxième Opus, Ab'6, voguait sur des eaux minimalistes. Ça ne bouge pas beaucoup mais au moins ce n’est pas fatiguant et la musique n’était pas désagréable (Girl from Petaluma – Café bosa nova).

Quatre élèves avaient choisi de danser sur pointe.
Si Inspiration était entraînant, SIIS, qui était sans doute plus « mode », m’a ennuyé. Un duo féminin, l’une sur pointe et l’autre pas.

Interprètes d’exception !, pièce pour 7 danseurs, m’a fait passer un très bon moment.
Le principe est clair. Tous les danseurs chantent (en play-back) des chansons fortes. Cela pourrait être ridicule. Ça ne l’est pas. On est pris. Ça danse. Les interprètes sont tous touchants et ont leur propre personnalité. La jeune danseuse, Aminata Diallo, qui a imaginé cette pièce (dans laquelle elle ne danse pas) a su toucher une corde sensible. Beaucoup de sensibilité. Je suis touchée.

Stolendans, le dernier opus, est irrésistible de drôlerie et d’humour. D’ailleurs, le public rit de bon cœur. Vous connaissez tous, je suppose, le jeu de la chandelle (ou des chaises musicales). Eh bien, le voilà transposé en danse. C’est hilarant ! Cela m’a fait un bien fou.

Une après-midi contrastée et pleine de surprises.
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 18 Avr - 11:59 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Les journées de la danse (portes-ouvertes du CNSM)

Ce sont donc les 15 et 16 avril qu’ont eu lieu les portes-ouvertes au CNSM.

J’ai pu assister à de nombreuses démonstrations au studio Garnier, fort incommode pour le public (éventail de rigueur pour braver la chaleur !) et dans la salle d’art lyrique, vraie salle de spectacle aux fauteuils confortables.

Avant de poursuivre, une petite précision sur l’organisation des études.

Cycle préparatoire supérieur (1 an)

Préparatoire

1er cycle supérieur (3 ans) préparation du DNSP (diplôme national supérieur professionnel de danseur)

DNSP 1
DNSP 2
DNSP 3

Diplôme national supérieur professionnel de danseur


2e cycle supérieur EtuDIANSE


Diplôme de 2e cycle supérieur d’artiste chorégraphique

Les élèves sont plus âgés qu’à l’Ecole de danse de l’Opéra. Ainsi, j’ai parlé à une maman dont le fils de 14 ans était en cycle préparatoire.

Journée du vendredi 15 avril

Studio Garnier

La classe de préparatoire/DNSP 1 de Bertrand Belem est fort prometteuse. Beaucoup de potentiel chez ces jeunes garçons.

Isabelle Riddez a la charge des filles de première année. Elle est ferme mais très douce. Elle rend hommage explicitement à Violette Verdy en incluant, dans la révérence finale, un port de bras rappelant la Fileuse d’Emeraudes, rôle que Violette Verdy créa. Ses réflexions ne sont pas sans rappeler Christiane Vaussard, dont elle reprend l’expression « je veux du chic. ». Je ne serais pas étonnée qu’elle ait étudié avec elle.

Salle d’art lyrique

Me voici installée confortablement dans la salle d’art lyrique, attirée par le nom de Claude de Vulpian, l’une de mes premières étoiles. Elle s’occupe des élèves d’EtuDIANSE, passage de l’élève à la vie professionnelle. De nombreuses demoiselles sont en stage ou passent des auditions. Seules quatre d’entre-elles nous présentent une variation du répertoire, variation qu’elles ont choisie pour le plaisir.
Manon danse la variation de la Fée des Lilas de la Belle au bois dormant dans la version d’Alicia Alonso, Léa, la variation du 2e acte du Raymonda de Noureev, Hortense, la variation du grand pas de Paquita de Petipa (celles des grands jetés) et Marie la variation du serpent de Nikiya dans La Bayadère.
Je regrette beaucoup que Claude de Vulpian n’ait pas eu le temps de reprendre les variations avec elles. Son regard aurait été intéressant.

Changement complet d’atmosphère avec Pour l’Instant, une pièce de Daniel Larrieu, transmise par lui-même, comme il nous l’a très simplement dit, aux élèves étuDIANSE du cursus contemporain. J’ai beaucoup aimé cette pièce, accompagnée par un duo piano/violon pour quatre filles et deux garçons. Pas de falbalas, tous les danseurs sont habillés en pantalon/T-shirt et ont, comme seul accessoire, un éventail. Ce qui m’a frappée, c’est que les interprètes dansent souvent en groupe mais paraissent toujours seuls. A noter la belle performance de Nicole Leon, jeune élève violoniste. Je n’ai malheureusement pas trouvé le nom du compositeur de la musique.

Enfin, la classe tant attendue de Jean-Guillaume Bart. Cette année, il n’a que 30 minutes pour montrer le travail de ses élèves de DNSP3. L’année dernière, nous avions été plus gâtés. La salle n’est pas très garnie. Je m’en étonne mais il est vrai que nous sommes vendredi. Seuls quatre élèves se présentent devant nous. Le cinquième est blessé. Mattéo, Thomas, Vassili et Paul vont nous présenter un grand nombre de difficultés de la technique masculine. Jean-Guillaume Bart les tarabuste un peu. Il ne les ménage pas. Ils ont à peine le temps de reprendre leur souffle. Il ne manque pas de signaler la musique qui accompagne les exercices. Ainsi, nous écoutons une valse de Bizet, une variation de la Belle au bois dormant, la valse du Cendrillon de Prokofiev. Pour finir, chaque élève danse la variation de Tchaïkovski Pas de Deux.

Après une petite pause, je retourne à l’univers contemporain.

Avec ses élèves de DNSP1, Daniel Condamines a choisi de travailler sur le Sacre du Printemps de Pina Bausch, pour qui il dansa. Ou plutôt sur la substance du Sacre. Le pianiste Tristan Lofficial improvise autour de la musique de Stravinski en reprenant les thèmes principaux. C’est un peu un « à la manière de … » et très réussi. Comme le précise le professeur, seuls quelques moments sont fidèles à la chorégraphie.

Ma journée se termine en beauté avec la reprise d’extraits de Thème et Variations, remontés par Isabelle Ciaravola, Jean-Guillaume Bart et Laurent Novis. Extraits que j’avais pu voir début février. On sent que les élèves l’ont mieux dans les jambes. L’adage proposé est plus long et dansé par deux couples différents. Du beau travail !

Journée du samedi 16 avril

Quand je dis quelque chose, j’essaye de tenir parole. Ayant rencontré hier deux apprenties danseuses qui vont danser ce samedi, je leur dis que je viendrai les voir. Et c’est chose faite ! Me voilà installée, dès 12h, dans l’inconfortable studio Garnier.
A vrai dire, le nom de Deborah Shannon, pianiste et accompagnatrice, m’avait déjà poussée à assister à ces classes de danse contemporaine.

Une excellente atmosphère se dégage de la classe de Christophe Jeannot, professeur des élèves de Préparatoire.
Ce professeur est particulièrement dynamique et charismatique, ce qui m’a conduit à en savoir un peu plus sur lui.
Voici les informations que j’ai trouvées sur le site de la compagnie Hybrides :
« Il a effectué une grande partie de sa carrière à New York où il fût danseur principal au sein de la Martha Graham Dance Company, entre autres. De retour en France depuis 2006, il intègre la troupe du "Roi Lion" au théâtre Mogador, puis travaille avec la compagnie afro-contemporaine Kossiwa à Nantes. »
Il divise la démonstration en deux parties :
- technique (Martha Graham)
- Travail du répertoire : Diversion of Angels , créé en 1948 par la compagnie de Martha Graham sur une musique originale de Norman Dello Joio.
On commence par une sorte de barre au milieu, un travail tout en souplesse, en décontraction.
Puis les élèves travaillent sur Diversion of Angels, qui montre trois aspects de l’amour, respectivement représentés par la couleur blanche (la maturité), jaune (l’adolescence) et rouge (la sensualité). Les élèves ont travaillé sur le jaune et le rouge. Christophe Jeannot n’hésite pas à complimenter ses élèves, « très belle qualité de danse … « ou à rire avec eux de leur maladresse. Le vocabulaire utilisé est tout à fait singulier : « engage ta spirale ». Il souligne l’importance de la relation à l’autre dans la danse. Il faut avoir confiance dans son partenaire lors des portés.
Une classe vraiment très intéressante qui me réconcilie avec la danse contemporaine. C’est beau, c’est fluide, c’est dansé. La classe était très bien accompagnée par la classe d’accompagnement chorégraphique sous la houlette de Deborah Shannon.

Suit la classe de Cheryl Therrien, professeur des DNSP2. Cette classe est consacrée à la technique de Merce Cunningham (qui fut l’un des danseurs phares de Martha Graham). Je suis cette démonstration avec intérêt. Cheryl Therrien ne manque pas de souligner que ce 16 avril, « c’est l’anniversaire de Merce ! ». (Il est né le 16 avril 1919). Deborah Shannon trouve toujours le ton juste pour accompagner les élèves, les stimuler, les aider à suivre le rythme.

Me voilà repartie dans le monde de la danse classique avec la classe de Laurent Novis qui s’occupe des garçons de DNSP2. Une belle classe au demeurant.

La classe de danse de caractère de Roxana Barbacaru donnée aux élèves de préparatoire et DNSP1, garçons et filles, a beaucoup de succès. Il faut dire que nous assistons à une belle démonstration. Les élèves nous proposent d’abord une barre de caractère. Celle des DNSP1 est plus élaborée que celle des préparatoires. On y trouve plus de rapidité par exemple. Puis les DNSP1 nous montrent la czardas de Coppélia et les préparatoires le final du ballet Les Deux Pigeons (chorégraphie : Louis Mérante, musique : André Messager). Roxana Barbacaru titille ses élèves et fait quelques réflexions bien senties. Alors que les élèves sont dos au public : « Même si je suis de dos, j’ai les yeux qui pétillent ! »

Il est 15h. Je viens de passer trois heures assise. Il est temps d’aller se dégourdir les jambes et de se sustenter de nourritures terrestres.

Salle d’art lyrique

L’année dernière, j’avais dû faire un choix cornélien entre Jean-Guillaume Bart et Isabelle Ciaravola dont les horaires se chevauchaient, et j’avais choisi Jean-Guillaume Bart.
Cette année, pas de choix à faire !
Isabelle Ciaravola a choisi de ne pas faire de classe traditionnelle mais de présenter ses élèves de DNSP3 en situation de spectacle. Elle leur a donc concocté quatre chorégraphies sur des musiques très différentes pour leur permettre de montrer leurs talents. Comme elle l’a souligné, ses élèves n’ont eu qu’une seule répétition en scène. Le résultat est bluffant. Les justaucorps (de la gamme Ballet Rosa élaborée par Isabelle Ciaravola, elle-même) sont splendides, les lumières à la fois simples et élaborées (fonds de couleurs, ombres …), les chorégraphies judicieuses et agréables à regarder.
La première chorégraphie est d’une grande douceur, sur la sérénade « Le chant du cygne » de Schubert. Dans la deuxième, les accents jazzy de Gershwin rythment la danse. On passe à du pur classique avec la musique de l’adage à la rose de Tchaïkovsky et on termine avec la musique, que je ne pensais pas voir un jour dansée, tellement elle est rapide, du vol du bourdon de Rimsky- Korsakov.
Quelle chance ont ces jeunes filles d’avoir Isabelle Ciaravola pour professeur ! Une belle classe, bien mise en valeur.

Je cours vers le studio Garnier pour assister à la démonstration des élèves d’étuDIANSE classique, dirigée par Serguei Soloviev. Hélas, il n’y a pas de pianiste et la musique enregistrée et grésillante est un supplice pour les oreilles. Les garçons sautent, virevoltent, mais sans âme.

Et pour terminer ces portes-ouvertes, pourquoi ne pas revoir Thème et Variations ? Si c’était moins propre qu’hier, la fatigue commençant à se faire sentir, ce fut une belle conclusion pour ces deux journées de partage autour de la danse.

Merci à tous les professeurs, accompagnateurs, pianistes et musiciens, que je n’ai pas cités ainsi qu’à tous les élèves du conservatoire.
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Lun 18 Avr - 20:17 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Je vous envie d'avoir vu répéter Diversions of Angels que j'adore!
Pour le reste, les élèves qui ont Isabelle Ciaravola comme professeur ont bien de la chance!
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Elisabeth


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MessagePosté le: Lun 18 Avr - 20:22 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Citation:
Je vous envie d'avoir vu répéter Diversions of Angels que j'adore!


Je ne connaissais pas, Valérie. J'ai des lacunes ! Ces portes-ouvertes auront eu le bienfait de m'ouvrir l'esprit.
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Mar 19 Avr - 07:42 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Vous savez, Elisabeth, la martha Graham compagny n'est pas venue depuis 2009 à Paris, et diversion of angels n'est guère dansé, hélas!
Ces lacunes n'en sont pas quand on sait le peu de chance que l'on a de revoir jamais certaines oeuvres de Béjart, de Petit, de Graham ou autre!
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Amélie


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MessagePosté le: Mer 20 Avr - 08:57 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Merci Elisabeth pour ce compte-rendu détaillé ! 


J'ai passé deux après-midi passionnante, présente sur place les deux jours de 13h à 18H et ne voyant tout simplement pas le temps passer. Les classes de danse contemporaine sont excellentes, comme d'habitude. Et les classes classiques sont vraiment en train de remonter le niveau. Beaucoup de nouveaux professeurs sont arrivés ces dernières années, et ça commence à se voir. 


J'ai spécialement aimé la classe de Nolwenn Daniel (les DNSP1 filles). Un groupe homogène, des jeunes filles souriantes et musicales, des exercices longs (pour le souffle), intelligents et bien menés... Un vrai plaisir. Les DNSP3 filles (Isabelle Ciaravola) et garçons (Jean-Guillaume Bart) ont vraiment un bon niveau, c'était passionnant à voir ! Les classes contemporaines ont montré toute la richesse de leur enseignement, de Martha Grahama à Pina Bausch, de Merce Cunningham à Wim Vandekeybus, en passant par de la danse contact (improvisation où tout passe par le contact et l'écoute des autres, un beau moment), la danse jazz (Cathy Bisson, prof formidable). On ne peut que regretter que ces élèves n'aient pas un vrai temps de spectacle, dans un théâtre, avec orchestre (on est quand même au CNSM !). On voit un peu la différence de moyens accordés à la musique ou à la danse... 
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Valérie Beck
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MessagePosté le: Mer 20 Avr - 09:02 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) Répondre en citant

Citation:

 On ne peut que regretter que ces élèves n'aient pas un vrai temps de spectacle, dans un théâtre, avec orchestre (on est quand même au CNSM !). On voit un peu la différence de moyens accordés à la musique ou à la danse...


Effectivement, ce doit être frustrant pour eux! Espérons que cela change dans le temps! Au moins, qu'ils puissent bénéficier d'une scène même si la musique est enregistrée...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:32 (2016)    Sujet du message: Le CNSMDP (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris)

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