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Le Bolchoï au cinéma
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 18 Nov - 11:01 (2019)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

17 novembre 2019, rendez-vous au Bolchoï

Le Corsaire m’attend !

Précisons d’abord qu’il s’agit d’une représentation « en différé » d’une soirée du 22 octobre 2017.
L’ambiance n’est pas la même.
J’arrive 20 minutes à l’avance. La salle est vide.
L’écran est noir (enfin, plutôt blanc) et on entend une musiquette insupportable (qui ne me plaît pas, soyons tolérant !).
Il n’y a vraiment pas foule. Je ne comprends pas. La moyenne d’âge est élevée. Je me sens jeune. C’est tout dire !!

Loin des circonvolutions de certaines créations actuelles, ce Corsaire me met le sourire aux lèvres.
On assiste à un vrai divertissement : de la belle danse, de la beauté, de l’humour (loin d’être fin, mais ça fait du bien !).
On rit de bon cœur.

Alexeï Loparevitch donne de l’épaisseur au Pacha, toujours digne et savoureux. Il est entouré des gens de sa cour, qui sont croquignolets.
Le Birbanto de Denis Savin est très séduisant. Je n’arrive pas à le trouver antipathique. Pourtant, c’est le méchant ! Mais, j’ai remarqué que j’aimais les méchants (dans les ballets uniquement, rassurez-vous !). Il existe vraiment face au Conrad explosif d’Igor Tsvirko.
Ah, ce Conrad ! Un rôle fougueux qui lui va comme un gant.
Ekaterina Krysanova est une Médora qui sort de l’ordinaire. C’est une jeune fille qui a du caractère. La Gulnare de Daria Khokhlova résiste bien face à la tornade Médora. Elle est très pétillante.
De nombreux moments de danse pure, émaillent ce ballet, véritable fête pour le balletomane.
Le corps de ballet, en grande forme, ne chôme pas.
Le Pas des esclaves est dansé, avec une grande maestria, par Anastasia Stashkevich et Vyacheslav Lopatin.
Comme d’habitude les entractes sont agrémentés d’interviews.
Alexei Ratmansky nous parle de ses reconstitutions. Le Corsaire est la première reconstitution qu’il a élaborée (avec Yuri Burkala) en 2007, en se fondant sur la notation Stépanov. Pour ce Corsaire, il s’est basé sur la version de Marius Petipa de 1899 (dans laquelle Pierina Legnani dansait le rôle de Médora). Il a dû réinventer la chorégraphie de certains passages, disparus. Comme, par exemple, le Pas des Eventails. Artemy Belyakov (qui était Jean de Brienne dans le Raymonda retransmis le 27 octobre dernier) en est le soliste : beau, très efficace, mais un peu lisse.
Au deuxième entracte, c'est la costumière qui est interviewée.
Le Pas de deux du Corsaire, pourrait n’être qu’une succession de difficultés techniques, mais, de grands danseurs arrivent à faire fi de la technique et à la faire oublier aux spectateurs. C’est ce que font Igor Tsvirko et Ekaterina Krysanova. Et l’on savoure chaque moment de ce Pas de deux que l’on a l’impression de connaître par cœur.

Les caméramans font très bien leur travail et ne manquent pas de s’attarder sur un clin d’œil, une mimique, qui donnent vie aux personnages sur le plateau.

Je remarque la rapidité des tempi. Où est-ce à l’Opéra de Paris que les tempi sont démesurément lents ?

Aller voir un ballet est une fête. On ne devrait pas l’oublier !
Merci au Bolchoï de nous le rappeler.

Et voici la distribution complète du 22 octobre 2017 :


https://www.bolshoi.ru/en/performances/198/roles/#20171022180000

Quote:
Medora, a young Greek girl, Isaac Lanquedem's ward Ekaterina Krysanova

Conrad, a corsair Igor Tsvirko

Seyd, the Pacha Alexei Loparevich
Birbanto, one of the chief corsairs Denis Savin

Zulmea, the Pacha's favorite sultana Nelli Kobakhidze

Gulnare, the Pacha's slave-girl Daria Khokhlova

Isaac Lanquedem, bazaar-owner Gennadi Yanin

Keeper of Seyd, the Pacha's harem Andrei Sitnikov
Eunuchs
Yuri Ostrovsky
Egor Simachev
A Negress Anastasia Vinokur
A Mufti Alexander Fadeyechev
Pas d'esclaves Anastasia Stashkevich
Vyacheslav Lopatin

Pas de Trois des Odalisques First Odalisque Ana Turazashvili

Second Odalisque Elvina Ibraimova
Third Odalisque Xenia Zhiganshina
Danse des forbans Sоloists Kristina Karasyova
Denis Savin

Danse des forbans Anna Balukova
Oxana Sharova
Ivan Alexeyev
Anton Savichev
"Le Jardin Anime" Daria Bochkova
Svetlana Pavlova
Eleonora Sevenard
Margarita Shrayner
Yulia Skvortsova
Victoria Yakusheva

Grand pas des eventails Soloist Artemy Belyakov

Grand Pas des Eventails Daria Bochkova
Xenia Kern
Daria Lovtsova
Svetlana Pavlova
Yulia Skvortsova
Victoria Yakusheva

Conductor Pavel Klinichev
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PostPosted: Today at 04:17 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma

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Elisabeth


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PostPosted: Mon 18 Nov - 11:13 (2019)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Et voici les commentaires que j'avais pu faire, sur feu Danser en France, lors de la retransmission du 11 mars 2012.

Quote:
Le Corsaire (retransmission en direct du Bolchoï – dimanche 11 mars 2012

Finalement, je n’ai pas pu résister à l’appel du Corsaire …
Me voici donc au cinéma Pathé d’Orléans, bien en avance. Pour nous faire patienter, nous voyons des images de Moscou : Moscou sous la neige, le fleuve glacé, voitures qui roulent aux phares, moscovites qui sortent du métro, image du Kremlin, puis vue plongeante sur le bâtiment du Bolchoï et sa statue aux quatre chevaux.
Intérieur : les danseurs se préparent. Tous très concentrés : les semelles des pointes sont frottées énergiquement, la coiffeuse termine son œuvre, on admire le bateau des corsaires.
Nous « entrons » dans la salle du Bolchoï. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un peu trop d’or.

Madame Novikova nous présente la soirée en nous donnant quelques repères historiques.
Le Corsaire fut donc créé, à Paris, en 1856. Coïncidence, cette même année, fut inauguré le bâtiment du Bolchoï qui vient d’être rénové. Le Corsaire a été donné en Russie, pour la première fois, à Saint-Pétersbourg, en 1858. Marius Petipa dansait Conrad et Jules Perrot Seyd-Pacha. Marius Petipa a rajouté le Pas d’esclaves sur une musique du prince Oldenburg, en 1858.

A que cela fait du bien de voir ce genre de ballet !
L’histoire est pour le moins rocambolesque mais peu importe. Les Corsaires ne sont pas très méchants.
Alexei Loparevitch est un Pacha décoiffant. A l’acte I, le pas d’esclaves, dansé par Anastasia Stashkevitch et Vyacheslav Lopatin est un plaisir pour les yeux.
A l’acte II, le Jardin animé, sur la musique d’A. Adam, m’ennuie un peu. C’est joli, mais un peu long. Malgré de très jolis tutus blancs immaculés, modernisés et une certaine sobriété. Petit incident lorsque l’un des paniers de fleurs se met à rouler dans les pieds de Médora … Les élèves de l’école de danse sont bien présents. A un moment, ils forment une ligne, à genoux, sur le devant de la scène et doivent regarder bien devant eux sans bouger. Un petit garçon ne peut résister à l’envie de regarder et tourne la tête ! Il a dû se faire tirer les oreilles dans les coulisses ! Enfin, j’espère que non, car il était adorable !
Je n’avais pas été convaincu par le Siegfried de Ruslan Skvortsov lors de la retransmission du Lac des Cygnes. Le rôle de Conrad lui va bien et je l’ai bien plus apprécié.
Svetlana Lunkina avait été une Giselle parfaite. Ici, elle campe une Médora, fragile en apparence. Mais, c’est Nina Kaptsova qui éclairait la scène dans le rôle de Gulnare. Andreï Merkuriev, grimé pour l’occasion en « méchant », était un Birbanto bien séduisant !
Le ballet se termine en apothéose, avec le naufrage du navire des corsaires, très impressionnant.

Au premier entracte, nous avons eu droit à une interview de Yuri Burlaka, qui a remonté le ballet avec Alexei Ratmansky. Ils ont travaillé à partir de la reprise de 1899. Au deuxième entracte, c’est la responsable des costumes, Yelena Zaytseva qui nous parle de cette production. Elle a travaillé sur des esquisses conservées à la bibliothèque de Saint-Petersbourg et a dû recréer de toutes pièces certains costumes (dans le Jardin Animé, par exemple).
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Elisabeth


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PostPosted: Sun 15 Dec - 20:17 (2019)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Raymonda annulée à Bastille ?
Cela m'a permis de profiter de mon abonnement au Bolchoï !
Enfin, au cinéma....

Compte-rendu de Casse-Noisette suit, bientôt !
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 16 Dec - 13:47 (2019)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Dimanche 15 décembre 2019 – le Bolchoï au cinéma
Retransmission, en différé (représentation du 23 décembre 2018) de Casse-Noisette au Bolchoï


Un Casse-Noisette sous la neige.

En ce dimanche pluvieux et doux de fin d’automne, me voilà en route vers la magie de Casse-Noisette. Du moins, je l’espère !
Différé oblige, l’ambiance n’est pas la même. La salle se remplit. Effet Casse-Noisette ! Et la moyenne d’âge est considérablement moins élevée que d’habitude. De nombreux jeunes parents sont venus flanqués de leur progéniture. Enfin, l’écran s’éclaire. Gros plan sur les spectateurs du Bolchoï qui affluent et prennent des photos devant Le sapin de Noël. A voir ces gens au naturel (ils n’ont apparemment pas vu la caméra qui devait être bien cachée !), je me raconte des histoires. Un simple regard, une attitude furtive, en dit beaucoup … C’est un peu long tout de même !

Katerina Novikova apparaît et nous fait son petit discours habituel d’introduction. La production que nous allons voir est celle de Grigorovich et fut créée, en 1966, pour le couple mythique, Vladimir Vassiliev et Ekaterina Maximova.
A l’entracte, c’est Ludmila Semenyaka qui est interrogée. Elle ne tarit pas d’éloge sur Grigorovitch et sa version de Casse-Noisette et nous fait comprendre combien le rôle de Marie a été important pour elle. Mais elle parle beaucoup et E. Novikova a du mal à suivre pour traduire son propos. A 67 ans, si elle n’a plus son physique de danseuse, elle a gardé tout son charme.

Ce soir, ce sont Margarita Shrayner et Semyon Chudin qui dansent les rôles principaux.
Le rideau se lève et nous plongeons dans l’ambiance à la fois festive et inquiétante de Casse-Noisette. Si j’ai, jusqu’à présent, eu quelques réticences vis-à-vis des décors de Simon Virsaladze, je dois dire que, pour Casse-Noisette, c’est une réussite ! La féérie est permanente.
Je hais les perruques. Et tous ces vieux beaux et belles, perruqués ridiculement lors de ce bal « à la française » de l’acte I, m’ont exaspérée. Ce n’était même pas amusant. C’était pathétique.
Dans cette version, le casse-noisette, jouet, est dansé par un enfant, sosie, en plus petit, du prince. Epatant ce petit bonhomme qui se cachait derrière le masque de Casse-Noisette. Il a été parfait.
On ne verra pas non plus le visage d’Alexander Vodopetov qui incarne le roi des souris. Il est très impressionnant.
Ici les soldats de Casse-Noisette et l’armée des souris sont dansés par des adultes. Et Fritz, le frère de Marie, par une danseuse en travesti.
Semyon Chudin est Le prince de conte de fée : beau, racé, élégant.
Sa danse est d’une ampleur et d’une facilité apparente phénoménale. Splendide. Mais est-ce vraiment le prince charmant ?
J’ai eu l’impression que la Marie de Margarita Shrayner avait plus d’affection pour son Casse-Noisette, jouet, que pour son prince. Il est vrai que ce n’est qu’un rêve. Est-elle si heureuse dans ce rêve ? Ne va-t-il pas se transformer en cauchemar ? Que se cache-t-il derrière tant de beauté ?

A l’acte II, nous assistons au défilé des poupées dans le royaume des rêves. Je n’ai pas du tout apprécié la danse des poupées indiennes. Glaçante.
Mais le très joli couple Antonina Chapkina et Klim Efimov a su donner un certain charme à la danse des poupées françaises. Ce dernier, en particulier, a ce petit quelque chose en plus.

Comme toujours, je garde le meilleur pour la fin. Ce ne sont pas tant les lumières de Noël qui éclairent ce Casse-Noisette mais le personnage de Drosselmeyer.
C’est lui qui tire toutes les ficelles. Il a de la consistance. A chacune de ses apparitions, je suis comme une enfant et j’attends «la surprise » !
En regardant la feuille de distribution, que vois-je ? C’est Denis Savin qui incarne Drosselmeyer.
Le Birbanto du Corsaire d’il y a quelques semaines, qui m’avait fait si forte impression.
Ce danseur, qui n’est pas un agneau de l’année (il a 35 ans), est une valeur sûre du Bolchoï.

Beaucoup de belles choses pour ce Casse-Noisette qui m’a fait goûter aux joies de l’hiver, avant l’heure.
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Elisabeth


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PostPosted: Thu 23 Jan - 14:26 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Dimanche prochain, 26 janvier à 16h, Giselle, dans la version d'Alexei Ratmansky, en direct de Moscou.

Et voilà la distribution (source : site du Bolchoï) :

Quote:
Giselle
Olga Smirnova
Count Albrecht
Artemy Belyakov

Berthe, Giselle's mother
Lyudmila Semenyaka
Hans, the gamekeeper
Denis Savin

Giselle’s friends
Xenia Averina
Bruna Cantanhede Gaglianone
Antonina Chapkina
Olga Kishnyova
Elizaveta Kruteleva
Tatiana Tiliguzova
Alexandra Trikoz
Victoria Yakusheva
Duke, Bathilde’s father
Alexei Loparevich
Bathilde, the Count’s fiancée
Nelli Kobakhidze
Wilfreed, the Count’s squire
Yuri Ostrovsky
Myrtha, Queen of the Wilis
Angelina Vlashinets

The Wilis
Moyna
Xenia Zhiganshina
Zulmé
Anastasia Denisova
Peasant Pas de Deux
Daria Khokhlova
Alexei Putintsev


Conductor
Pavel Klinichev



vidéo de présentation

une autre vidéo (répétitions, interviews) mais, tout en russe.

Heureusement, il y a l'image.

VIDEO
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Valérie Beck
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PostPosted: Fri 24 Jan - 17:42 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

ça a l'air beau! Okay
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Elisabeth


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PostPosted: Sun 26 Jan - 20:04 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

C'était magnifique.
Très belle représentation de cette "nouvelle" Giselle.
Mon âme de balletomane est en paix.
Je vous en dis plus bientôt.
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 27 Jan - 14:07 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Giselle
retransmission en direct du Bolchoï, dimanche 26 janvier 2020

Le régime sec que j’ai dû suivre ces dernières semaines me fait anticiper avec joie cette troisième séance des ballets du Bolchoï.

Voir un ballet au cinéma, ce n’est pas le frisson du théâtre. Mais, c’est mieux que rien.
C’est ce que je pensais. Mais, en sortant du cinéma, j’avais complètement oublié que je n’étais pas réellement au Bolchoï tellement la représentation fut riche en émotions.
Selon un rituel bien rodé, je m’installe à ma place assez en avance.
Ce n’est pas le cas des spectateurs qui arrivent, pour la plupart, à la dernière minute.
J’apprécie le son bien dosé, pas trop fort.
Vues sur les danseurs qui font leurs derniers étirements et répètent, encore et encore, quelques pas avec leurs partenaires.

Katerina Novikova apparaît soudain. Elle sort de la maison de Giselle. En voilà, une belle entrée !
Après une introduction historique très intéressante et claire, elle cite quelques Giselle mythiques, en commençant, très diplomate, par les Giselle non russes. Elle cite, par exemple, Carla Fracci. Parmi les Giselle russes, la plus grande, dit-elle, est Galina Oulanova.
Nous en venons à la Giselle présentée ce soir. Alexei Ratmansky a remis beaucoup de pantomime, ajouté des morceaux du ballet qui avaient été oubliés (bacchanale des willis) et remis la fin originale.
Sachant que beaucoup de spectateurs ne connaissent pas du tout la pantomime, K. Novikova fait venir un danseur, Yuri Ostrovsky (dans le rôle de l’écuyer d’Albrecht) , qui nous en fait une belle démonstration.
Alexei Ratmansky n’a pas voulu faire de révolution, ni même de reconstruction, mais il a étudié tous les documents qu’il a pu trouver concernant les différentes versions de Giselle au fil du temps et sa Giselle est l’aboutissement de ce travail.

C’est une réussite et absolument pas poussiéreux comme certains pourraient le penser !
J’ai l’impression de redécouvrir Giselle.

Dès le lever de rideau, on entre dans l’histoire.
Le corps de ballet est vif et joue autant qu’il danse.

Les seuls légers bémols : le danseur du pas de deux des paysans, Alexei Putintsev, est un peu petit pour sa partenaire, la solaire Daria Khoklova. Ce pas de deux m’a paru très différent de ce que l’on a l’habitude de voir, sans doute plus conforme à l’original. Le duc, père de Bathilde, incarné par Alexei Loparevich (qui était un pacha du Corsaire si désopilant !) est, ici, un vieillard aux cheveux blancs et son costume n’est pas très seyant.
C’est Denis Savin qui interprète le rôle de Hans (notre Hilarion) avec sobriété.

Acte I, L’Albrecht d’Artemy Belyakov entre en scène.
Est-ce le même danseur que j’ai vu plusieurs fois déjà ?
Je l’avais trouvé très bon danseur mais passablement ennuyeux.
Ce n’est plus le même.
Ma première pensée : « Quelle tête à claques ! »
Car son Albrecht a l’air content de lui. Voilà un jeune homme, fort bien fait de sa personne qui doit avoir beaucoup de succès. Il est heureux de voir Giselle mais, plutôt pour lui conter fleurette (c’est le cas de le dire !). Il n’est pas sérieux !

Quant à Olga Smirnova, je me persuadais que c’était une grande ballerine tout en la trouvant très froide.
Sa Giselle m’a fait changer d’avis.
Ces deux danseurs sont arrivés jusqu’à mon cœur.
La Giselle d’Olga Smirnova est une jeune fille fragile, pleine d’espoir, timide et réservée. L’Albrecht d’Artemy Beliakov est très entreprenant. Il est tout feu tout flamme. Elle finit par se laisser faire …
Ce beau garçon lui plaît bien et il est beaucoup plus amusant que Hans.
La pantomime et le jeu d’Olga Smirnova sont si clairs et limpides qu’on comprend parfaitement tout ce qui se passe dans sa tête.
Ainsi, lorsque la chasse s’est arrêtée et qu’elle s’approche de Bathilde, leur conversation, comme deux amies, son admiration pour cette belle dame, le plaisir qu’elle a de toucher un pan de l’étoffe précieuse de son vêtement …
Le dénouement approche. Hans, l’amoureux transi qui souffre en silence, a attendu le moment propice pour faire savoir à Giselle qu’Albrecht n’est qu’un imposteur.
On voit la Giselle d’Olga Smirnova se décomposer, petit à petit, son esprit part, revient, ses yeux regardent dans une direction, puis une autre. Elle passe du sourire aux larmes, elle esquisse quelques pas, elle attrape l’épée d’Albrecht qui trainait par terre. Chacun pense qu’elle veut se tuer. Même pas. Elle ne sait plus ce qu’elle fait. Elle finit par reconnaître sa mère. Puis, elle tombe, morte.
Giselle morte, Albrecht n’est plus le même. C’est comme s’il avait quitté le monde des ados et qu’il devenait un homme.

Quand le rideau se baisse et que la lumière se rallume, je suis surprise de me trouver dans une salle de cinéma. J’avais oublié.

A l’entracte, contrairement aux habitudes, pas d’entretien en direct mais un petit film dans lequel Alexei Ratmansky s’exprime sur la genèse de sa Giselle.
A l’acte II, l’acte des Willis, Alexei Ratmansky a remis en place le vol de Giselle (un effet qui avait été supprimé). Il a retrouvé une fugue, dont, paraît-il, Adolphe Adam était très fier, et qui servait de support à La bacchanale des Willis et en a refait toute la chorégraphie. C’est un moment très court.

Angelina Vlashinets est une Myrtha très dure, très altière. Elle en impose. Personne n’a envie de lui manquer de respect. Elle mène sa troupe de Willis à la baguette. Mais il y a cette petite nouvelle, Giselle, qui aime tant son Albrecht qu’elle lui a pardonné.

La fusion spirituelle entre Albrecht et Giselle est palpable.
Chacun danse avec son âme plus qu’avec son corps.
Ce sont de remarquables danseurs, mais, ici, la technique n’existe plus, elle est invisible. La danse est ample, souple, évidente.
Dans cette fin originale, Giselle ne retourne pas dans sa tombe mais à la terre. Albrecht la porte, délicatement, jusqu’à une couche d’herbe, où on la voit s’enfoncer, parmi les fleurs.
Auparavant, elle lui montre le chemin, lui pardonne et lui demande d’épouser Bathilde.
On voit Albrecht, désemparé. Pour l’amour de Giselle, il va continuer à vivre. Et le rideau tombe sur Albrecht, à genoux, se tournant vers Bathilde qui le regarde. Elle aussi lui a pardonné.

Je suis sortie de cette représentation, comblée. Si cette représentation est programmée lors d'une prochaine saison de Pathé-cinéma, courrez-y, volez-y.

La prochaine retransmission, le 23 février, en direct du Bolchoï, sera Le Lac des Cygnes.
Les distributions ne sont pas encore en ligne mais j’aimerais beaucoup revoir Olga Smirnova et Artemy Beliakov.


Last edited by Elisabeth on Tue 28 Jan - 09:49 (2020); edited 1 time in total
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Valérie Beck
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PostPosted: Tue 28 Jan - 09:47 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Merci pour ce compte-rendu Elisabeth!

Et bien, face à cette magnifique représentation, Paris tiendra-t-il la comparaison?

Il y a eu plusieurs représentations assez inoubliables de Giselle pour moi à Paris, je ne vais pas toutes les citer, mais la première fut en 1975 et la dernière lors de la dernière reprise.  Je dois dire que c'est un ballet dans lequel beaucoup de danseurs mettent toute leur âme, et comme vous le dites si bien Elisabeth, si la technique devient invisible, ce ballet devient une œuvre d'une beauté absolue.
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Elisabeth


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PostPosted: Wed 19 Feb - 17:08 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

La prochaine retransmission, en direct, du Bolchoï, du Lac des Cygnes, c'est dimanche prochain, 23 février.

C'est finalement Olga Smirnova qui dansera Odette-Odile, Jacopo Tissi, Siefgried et Denis Zakhavov, le mauvais génie (Rothbart chez nous).

C'est la version de Yuri Grigorovitch que nous verrons. J'ai vu cette version, au cinéma, en 2011, et je n'avais pas été vraiment convaincue... sauf par le mauvais génie de
Nikolaï Tsiskaridze, une bête de scène.

Peut-être changerai-je d'avis ?

Qui a prévu d'y aller ?

la distribution complète sur le site du Bolchoï :

distribution du 23 février 2020
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 24 Feb - 18:55 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Quote:
La prochaine retransmission, en direct, du Bolchoï, du Lac des Cygnes, c'est dimanche prochain, 23 février.


J'y étais.
Décidément, la version Grigorovitch n'est vraiment pas ma tasse de thé.
A suivre ...
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 24 Feb - 20:49 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Retransmission, en direct du Bolchoï, du Lac des Cygnes
Dimanche 23 février 2020

Ce n’est pas avec un enthousiasme débordant que je me dirige vers le cinéma Pathé d’Orléans pour cette retransmission du Lac des Cygnes.
Cette version de Grigorovitch, vue en 2011, ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
Au cinéma, l’organisation est un peu confuse. Les spectateurs entrent à la dernière minute, ou presque, si bien qu’on ne voit quasiment pas les derniers préparatifs derrière le rideau. D’ailleurs, je remarque qu’il y a de moins en moins d’incursion en coulisses, l’image restant figée sur la grande salle du Bolchoï. On entend les musiciens qui reprennent une difficulté, un trait qui vous trotte dans la tête.

A l’issue de la représentation, mes impressions sont les mêmes.

Décors et costumes sont de Simon Virsaladze qui travailla régulièrement avec Grigorovitch. A l’acte I, le rideau s’ouvre sur un fond très maronnasse. Très tristounet. Nous aurons droit au même genre de décor pour les actes blancs, mais en bleu.

Il ne faut pas plus que quelques minutes pour qu’apparaisse le Siegfried de Jacopo Tissi. Il est tout de blanc vêtu, ce qui met en valeur sa parfaite plastique.
C’est Egor Gerashchenko, et non pas Denis Zahkarov, comme il est écrit sur le feuillet distribué à l’entrée du cinéma, qui interprète le rôle du mauvais génie.
Ce rôle n’a rien à voir avec le Wolfgang/Rothbart de la version Noureev.
D’ailleurs le précepteur est joué par un autre danseur. Un précepteur très effacé, d’ailleurs.
Le mauvais génie est une sorte d’ombre maléfique de Siegfried, son côté sombre. Il danse parfois, en parallèle avec lui, comme pour le piéger.
Egor Gerahchenko, s’il n’a pas l’aura d’un Nikolaï Tsiskaridzé qui m’avait laissé un souvenir inoubliable, est toutefois très bien.
Personnage incontournable au premier acte, le bouffon, est dansé ici par le bondissant et énergique Alexei Putintsev. Il enchaîne les morceaux de bravoure, les tours à n’en plus finir et les clins d’œil. Une espèce de lutin sympathique qui essaie de dérider une cour bien austère, malgré la beauté de ses jeunes filles en fleur.

A l’entracte, deux mini entretiens. Le premier avec le chef d’orchestre, Pavel Sorokin, dont on apprend que sa mère était danseuse et son père chanteur, et, Eleonora Sevenard, interprète du rôle de la fiancée espagnole.
Contrairement à La Belle au bois dormant et Casse-Noisette, qui furent conçus avec les indications précises de Marius Petipa, la partition du Lac fut élaborée par Tchaïkovski, sans contrainte. Pour le chef, Pavel Sorokin, Le Lac des Cygnes, est comme une symphonie. Musique et ballet forment à eux deux une œuvre d’art. On parle de l’utilisation des divers instruments. Au début, une cadence à la harpe, solos de violons principalement pour Odette et Siegfried, comme des duos d’amour. Il ajoute qu’il assiste à des répétitions du ballet. Il est nécessaire de voir comment ils vont danser.
Eleonora Sevenard est une charmante jeune fille. Je me demande si on ne lui a pas demandé de s’exprimer quelques minutes seulement avant la prise car elle a l’air intimidée. Elle est en costume pour la fiancée espagnole.
K. Novikova lui demande quelles sont les caractéristiques de son personnage ? Qu’est-ce qui lui donne cette tonalité hispanisante ? Certains objets comme l’éventail et les fleurs dans ses cheveux, puis elle nous montre comment elle manie l’éventail.
Avant la reprise, K. Novikova s’avance à nouveau et nous parle des acte III et IV que nous allons voir.
A l’acte III, le pas de deux du cygne noir est de Marius Petipa, les solos étant de Grigorovitch. L’acte IV est de Grigorovitch. Nous faisons l’historique des grandes Odette/Odile. Les deux Odette/Odile récentres qu’elle cite sont Svetlana Zakharova (pour le Bolchoï) et Uliana Lopatkina (pour le Mariinski). J’ai eu la chance de voir cette dernière, alors qu’elle était invitée par l’Opéra de Paris, en décembre 2010, et je m’en souviens encore avec émotion.
Notre Odette/Odile de ce jour, Olga Smirnova, a été formée à l’école Vaganova de Saint Pétersbourg. Elle travaille, aujourd’hui, avec Maria Allash.
A noter que chaque soliste du Bolchoï a un répétiteur attitré.
Elle dit aussi quelques mots de notre Siegfried du jour, Jacopo Tissi, un jeune italien formé à la Scala de Milan, remarqué par l’actuel directeur de la danse du Bolchoï, Makhar Vaziev, alors qu’il dirigeait la Scala de Milan.

Dans cette version, les jeunes filles à marier présentées à Siegfried sont de nationalités différentes. Et chacune danse, seule, entourée de quelques danseurs.
J’ai beaucoup apprécié la fiancée espagnole, bien tonique, d’Eleonora Sevenard, entourée d’une cour de quatre fougueux hidalgos.
La danse de la fiancée russe, entourée de ses amies, est aussi pleine de charme slave. Un mélange de joie et de tristesse. Un très joli moment que je savoure.
Le corps de ballet est parfaitement en place. Les vues plongeantes des caméras en attestent.
Jacopo Tissi nous émerveille par ses grands sauts amples et aériens. C’est un Siegfried timide.
Voilà un jeune danseur (il est né en 1995) qui a une présence indéniable et beaucoup de qualités.
L’Odette d’Olga Smirnova est une princesse de sang. Cela se sent. Elle a un regard profond qui se perd dans celui de son Siegfried. C’est un oiseau pas si fragile, mais elle est désespérée d’être emprisonnée entre les griffes du mauvais génie.
Avec Jacopo Tissi elle forme un très beau couple.
Son Odile est machiavélique. Son regard est diabolique. Le pauvre Siegfried est bien niais de la confondre avec son Odette.
Il est d’ailleurs anéanti lorsqu’il s’aperçoit de sa bévue et il ressasse et ressasse sa demande en mariage envers la mauvaise personne.

La fin du ballet est beaucoup moins forte en émotions que dans la version Noureev, où l’on assiste à un combat entre Rothbart et Siegfried.
Ici, le mauvais génie emporte Odette, sa proie. Et Siegfried reste seul avec ses remords éternels.
Je pensais qu’il allait se jeter dans le lac, de désespoir, mais non …
Grâce aux danseurs du Bolchoï, j'ai passé une très bonne soirée, mais je n'ai jamais vraiment réussi à me glisser complètement dans la chorégraphie et à oublier le reste du monde.

Et voilà la distribution telle qu'on l'a trouve sur le site du Bolchoï :

Quote:
Odette-Odile Olga Smirnova
The Princess Mother Kristina Karasyova
Prince Siegfried Jacopo Tissi
The Evil Genius Egor Gerashchenko
The Tutor Alexei Loparevich
The Fool Alexei Putintsev
Friends to the Prince Daria Khokhlova
Elizaveta Kruteleva
Master of Ceremonies Alexander Fadeyechev
Hungarian Bride Angelina Vlashinets
Russian Bride Anastasia Denisova
Spanish Bride Eleonora Sevenard
Neapolitan Bride Xenia Zhiganshina
Polish Bride Olga Marchenkova
Three Swans Yulia Grebenshchikova
Olga Marchenkova
Angelina Vlashinets
Four Swans Ekaterina Klyavlina
Elizaveta Kokoreva
Maria Mishina
Stanislava Postnova
Waltz Anastasia Denisova
Eleonora Sevenard
Victoria Yakusheva
Xenia Zhiganshina
Ivan Alexeyev
Dmitry Dorokhov
Klim Efimov
Kirill Sokolovsky
Conductor Pavel Sorokin





J'ai bien l'impression qu'Alexei Loparevich est présent sur toutes les représentations du Bolchoï que j'ai vues. Je pensais que c'était un danseur âgé. Or, je vois qu'il est né en 1981 !
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Elisabeth


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PostPosted: Thu 16 Apr - 09:19 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

Les deux dernières retransmissions de la saison sont naturellement annulées.

Donc pas de Roméo et Juliette et de Joyaux.

Curieusement, une représentation (en différé) de La Belle au Bois dormant est annoncée pour le 20 juin.

Evidemment, on ne pourra pas la voir en France puisque les cinémas ne seront certainement pas ouverts à cette date.

Aucune information de la part de Pathé-Live.
Les places ne sont, bien sûr, pas remboursées.
Je viens de lire, ce 26 avril, que les places seraient remboursées. J'étais mauvaise langue. Je vais surveiller ça.

La saison 2020-2021 sera-t-elle modifiée de façon à pouvoir prendre des places pour aller au cinéma ou voir les retransmissions de "chez soi" ?
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Elisabeth


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PostPosted: Mon 5 Oct - 12:20 (2020)    Post subject: Le Bolchoï au cinéma Reply with quote

En lisant "Dansomanie", j'apprends que le danseur du Bolchoï, Denis Savin, vient d'être nommé au plus haut grade de la compagnie.

Félicitations !

Il m'a fait forte impression à chaque fois que je l'ai vu danser lors des retransmissions du Bolchoï.

Quote:
Le Birbanto de Denis Savin est très séduisant. Je n’arrive pas à le trouver antipathique. Pourtant, c’est le méchant ! Mais, j’ai remarqué que j’aimais les méchants (dans les ballets uniquement, rassurez-vous !). Il existe vraiment face au Conrad explosif d’Igor Tsvirko.


Quote:
Comme toujours, je garde le meilleur pour la fin. Ce ne sont pas tant les lumières de Noël qui éclairent ce Casse-Noisette mais le personnage de Drosselmeyer.
C’est lui qui tire toutes les ficelles. Il a de la consistance. A chacune de ses apparitions, je suis comme une enfant et j’attends «la surprise » !
En regardant la feuille de distribution, que vois-je ? C’est Denis Savin qui incarne Drosselmeyer.
Le Birbanto du Corsaire d’il y a quelques semaines, qui m’avait fait si forte impression.
Ce danseur, qui n’est pas un agneau de l’année (il a 35 ans), est une valeur sûre du Bolchoï.
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